Notre Dame de Garonne, décembre 2011
 
 
 
 
 

« Croyants ou non-croyants, vous êtes invités ! »

27 novembre 2010, premier samedi de l’Avent, ouverture de l’année A, il est 14 h : l’église Notre Dame est chauffée, éclairée. Un panneau sur le parvis invite largement à entrer : Croyants ou non-croyants, vous êtes les bienvenus ! Venez écouter si vous en avez envie… Prenez un peu de temps, vous êtes invités. Entrez, asseyez-vous… partez quand vous voulez. À l’ambon, les lecteurs se succèdent pendant plus de trois heures : on lit en continu l’évangile de Matthieu !

26 novembre 2011, l’opération se renouvelle : deux heures suffiront pour écouter dans son intégralité l’évangile de Marc, cette année nous entrons dans une année B ! Le public, toujours dispersé dans l’église, est un peu plus nombreux que l’an dernier.

Bien sûr, nous souhaiterions que l’intérêt grandisse, qu’on franchisse plus nombreux le seuil pour entendre… La Parole est donnée ! Elle ne nous appartient pas. Nous ne proposons donc pas une liturgie. Chacun doit pouvoir entendre sans se sentir annexé ni exclu. La Parole est donnée à ceux qui veulent l’écouter, sans contrepartie. Notre choix jusqu’à présent a été de la donner dans son aridité même, dans sa rudesse souvent, son étrangeté parfois, sa force qui se suffit à elle-même. On n’a donc pas cherché à l’orner, à l’illustrer, encore moins à la commenter ou à l’expliquer : simplement DIRE, et chaque lecteur essaie de dire du mieux qu’il peut. La parole est donnée, qu’on l’écoute ou pas !

Cette réalisation est née de plusieurs déclencheurs. 2010-2011, c’était dans notre diocèse l’année de la Parole. Ailleursen France et dans le monde avaient eu lieu ces dernières années des lectures de la Bibleen continu, une semaine de lecture sans s’arrêter, jour et nuit ! Cela n’était pas à notre portée, mais nous pouvions ouvrir l’année liturgique par la lecture intégrale en continu de l’évangile qui serait majoritairement proclamé chaque dimanche dans nos communautés ! Pour les croyants, l’exercice est enrichissant. Pour la communauté paroissiale, cela a du sens. La présence de plusieurs groupes bibliques et le soutien et la participation de nos prêtres ont facilité l’expérience. Celles et ceux qui y participent souhaitent la pérenniser.

C’est une proposition gratuite, nous ne saurons jamais si elle porte du fruit. Est-ce que ce n’est pas un peu fou ?

Extrait du Catho 47 n°72
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