Mgr Jean-Marcel Rodié (1879-1968)
 
 
 
 
 


Après ses études au collège dominicain de Sorrèze, sa ville natale, Jean-Marcel Rodié entre à l'École Polytechnique en 1898. Il fait partie de la même promotion qu'André Citroën (X 1898). Sous-lieutenant à Toulon puis ingénieur des chemins de fer, il interrompt sa carrière pour faire le choix du sacerdoce. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Fréjus, il sera finalement mobilisé en 1914 et servira comme capitaine d'artillerie. Il recevra la légion d'honneur en 1917.

Nommé évêque d'Ajaccio en 1927, Mgr Rodié arriva sur le siège épiscopal d'Agen en 1938.

Proche dela Résistance pendant la deuxième guerre mondiale, il est finalement emprisonné à Toulouse. Le 9 juin 1944, on le retrouve dans la liste des personnalités arrêtées à Agen par les autorités allemandes et déportées à Compiègne.

À l'issue de la guerre, Mgr Rodié reprend les visites pastorales de son prédécesseur dans tout le diocèse et favorise la fondation de Pax Christi à Agen par Marthe Dortel-Claudot, afin de prier pour les Allemands et pour la paix. C'est également sous son épiscopat que furent achevées l'église du Sacré-Cœur d'Agen (1947) et la basilique Notre-Dame de Peyragude (1949).

Membre dela Société académique d'Agen, Mgr Rodié fit quelques communications sur les recherches anthropologiques de la Moyenne Garonne, la langue d'Oc, le mouvement des étoiles, la désintégration de la matière et la bombe atomique. En 1956, après dix-huit ans à la tête du diocèse d'Agen, Mgr Rodié se retire avec une 2CV pour seul bagage, pour servir comme aumônier d'une maison religieuse à Paris, où il meurt le 10 avril 1968.