Le linge autour de l'autel
 
 
 
 
 

Célébrer l'eucharistie exige respect et dignité ! Au cours des siècles, se sont constituées coutumes et traditions généralement respectées, sauf impossibilité (messe en plein air lors d'une sortie, par exemple...).

Ainsi, dans beaucoup de paroisses, la nappe d'autel recouvre l'autel. Elle est blanche, généralement en lin ou en chanvre. Souvent trois nappes se superposent dont une doit pendre de chaque coté de l'autel, presque jusqu'au sol.

Le purificatoire protège le calice préparé pour la messe ; il sert à faire glisser dans le calice d'éventuelles miettes d'hostie, puis à essuyer l'intérieur du calice après qu'il ait reçu un peu d'eau, consommée par le célébrant ou la personne qui effectue cette purification.

Le manuterge en tissu plus absorbant, est destiné à essuyer les mains du prêtre lors du lavement des mains, il est posé près de la burette d'eau.

Le corporal, déployé au moment de l'offertoire et replié après la communion, est destiné à recevoir les offrandes qui deviendront le corps et le sang du Christ. Le corporal évoque le linceul du Christ.

Ces trois linges portent une petite broderie en forme de croix, diversement placée afin de distinguer ces pièces de tissu selon leur fonction. Ainsi, lorsqu'ils sont pliés (le purificatoire en six, le manuterge en huit, le corporal en neuf), la petite croix rouge apparaît en un point précis, caractéristique, ce qui évite toute confusion. Cela est un peu théorique, dans bien des paroisses on simplifie : on fait « au mieux »!

Bien sûr, l'entretien de ces linges obéit à des règles précises de respect, surtout ceux qui risquent d'avoir été en contact avec le corps ou le sang du Christ (purificatoire et corporal) ; là encore ce qui importe c'est la propreté et la dignité !

Enfin, il existe dans certaines paroisses d'autres linges, notamment le pavillon (en soie blanche ou dorée) qui protège le ciboire.

Extrait du Catho 47 n°63

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