Des Orientations diocésaines pour la Pastorale des funérailles, le 9 mars 2009
 
 
 
 
 

Terme naturel de la vie terrestre, la mort constitue une des étapes incontournables de l'existence humaine. Moment de peine et de deuil pour la famille et les proches, c'est souvent un moment de rupture douloureuse, parfois tragique.

Il est essentiel, en raison même de sa mission, que l'Église diocésaine soit présente à la souffrance et à la peine des familles qui traversent cette épreuve. C'est une responsabilité importante pour les communautés paroissiales que de vivre cette pastorale avec attention et accueil fraternels, avec une grande humanité et un discernement éclairé. Malgré la baisse de la pratique religieuse, le nombre de demandes de funérailles chrétiennes reste important. Pour beaucoup de nos contemporains, croyants, indifférents ou incroyants, la participation aux célébrations d'obsèques demeure un des rares moments de contacts avec l'Eglise. L'épreuve du deuil est un moment privilégié de rencontre et d'écoute où s'expriment l'espérance et la fraternité des disciples du Christ.

D'où l'importance, dans les communautés paroissiales, de la pastorale des funérailles dont le curé est le premier responsable. Avec les prêtres et les diacres, les communautés chrétiennes se doivent d'être présentes pour témoigner du sens chrétien de la vie et de la mort, affirmer la foi en la résurrection, et cela à travers la prière de l'Église.

Aujourd'hui, dans certains diocèses, des laïcs associés à ce travail pastoral reçoivent mission de préparer et de conduire la célébration des obsèques. Cela ne s'improvise pas, mais demande une formation adaptée, un travail d'équipe, une réflexion et une préparation au sein des communautés paroissiales. Il nous faut continuer à œuvrer maintenant dans notre diocèse à la préparation de cette tâche pastorale.

Voici les orientations que je donne pour notre diocèse.

L'ACCUEIL ET L'ACCOMPAGNEMENT DE CEUX QUI VIVENT UN DEUIL

L'Église, peuple des baptisés, est responsable de la mission

« En vertu de leur condition de baptisés »
Par le baptême, nous participons tous à la mission de l'Église. Cette participation est première par rapport à la diversité des ministères et des fonctions. Dans son Exhortation apostolique « Christifideles laïci » (n° 23) le Pape Jean-Paul II écrit : « La mission salvifique de l'Église dans le monde est réalisée non seulement par les ministres qui ont reçu le sacrement de l'Ordre, mais aussi par tous les fidèles laïcs : ceux-ci en effet, en vertu de leur condition de baptisés et de leur vocation spécifique, participent, dans la mesure propre à chacun, à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ. En conséquence, les pasteurs doivent reconnaître et promouvoir les ministères, les offices et les fonctions qui ont leur fondement sacramentel dans le baptême, la confirmation et de plus, pour beaucoup d'entre eux, dans le mariage. »

« Des prêtres et des diacres pour la mission »
La responsabilité des ministres ordonnés est engagée dans la pastorale des funérailles quelle que soit la forme que prend leur participation. Par l'ordination, ils sont signe du Christ compatissant, unique Pasteur et Serviteur de son peuple.

La charge pastorale confiée au curé, et qu'il partage parfois avec d'autres prêtres ou diacres et des laïcs selon le droit (Canon 519), est au service de l'Église et de la participation de tous les baptisés à la mission reçue du Christ : annoncer l'Évangile de l'espérance, célébrer le mystère pascal et servir les frères, en particulier ceux qui sont dans la souffrance et le désarroi au moment de vivre la mort d'un proche.

L'Église, communauté de baptisés, se doit d'accueillir les familles en deuil

Rencontrer les personnes dans la peine : un accueil attentif, fraternel
Il s'agit d'abord d'accueillir la demande des familles, de prendre en compte des situations particulières, les circonstances et l'événement de la mort, son retentissement dans l'entourage du défunt. Il s'agit avant tout d'écouter les familles, gratuitement et pas seulement en vue de préparer la célébration.

Écouter les éléments d'une histoire familiale sans juger ni moraliser, être attentif aux signes de l'action de l'Esprit dans la vie du défunt, c'est le chemin à privilégier pour être les témoins de la tendresse de Dieu.
Dans cet accueil attentif et gratuit où elles se sentent reconnues, les personnes sont plus ouvertes à accueillir la Parole de Dieu, le témoignage de l'Église et à participer à la prière de la communauté chrétienne.

Annoncer l'Évangile de l'espérance
Sur la croix, Jésus n'explique pas la souffrance, il ne la justifie pas mais il l'habite de sa présence, pour nous, jusqu'au don de sa vie. Sa résurrection atteste que Dieu est le Dieu de la vie et que la mort est passage vers la vie en plénitude. Nous sommes les témoins de cet amour gratuit et universel et de l'espérance qu'il fait naître.
Cet accompagnement des familles, et en particulier dans des cas difficiles, devrait dans la mesure du possible se poursuive au-delà de la préparation et de la célébration des funérailles et en particulier dans des cas difficiles.

ANIMER ET CONDUIRE EN ÉQUIPE, LA PRIÈRE DE L'ÉGLISE LORS DES FUNÉRAILLES

Prier avec les personnes en deuil

Animer et conduire la prière de l'Église
Le Rituel des funérailles affirme : « C'est le mystère pascal du Christ que l'Église célèbre avec foi dans les funérailles de ses enfants. Ils sont devenus par le baptême membres du Christ mort et ressuscité. On prie pour qu'ils passent, avec le Christ, de la mort à la vie » (RR 1,1).
C'est par la qualité de notre rencontre des familles, que nous préparons le moment où, dans la célébration, est manifesté, par la Parole de Dieu et par des gestes, le sens de la mort et de la résurrection du Christ « pour la Gloire de Dieu et le salut du monde ».
La célébration des obsèques n'est pas l'affaire du prêtre seul. Même si son rôle et sa responsabilité sont incontournables, les laïcs baptisés ont leur part à prendre dans cette mission ecclésiale. Cette implication des laïcs n'est pas seulement un palliatif au manque de prêtres ou à leur surcharge de travail, mais une prise de conscience de la place de la communauté paroissiale auprès des personnes en deuil.
En vue de cela, dans chaque paroisse de notre diocèse, une équipe d'accompagnement des familles en deuil sera constituée. Cela est déjà le cas dans un certain nombre de communautés paroissiales.

Une mission d'Église vécue par une équipe : au nom de... et non pas, à la place de...
Parce que cette mission est celle de l'Église, c'est une mission vécue au nom de la communauté et pas à sa place. Elle est assumée, en son nom, par quelques personnes disponibles, appelées et formées. Mais elle concerne tous les baptisés. Il faut donc mettre en valeur tout ce qui favorise une implication de la communauté locale :

  • quand c'est possible, un des membres de la communauté peut être associé à la visite de la famille ou à la célébration, à cause des liens de voisinage ou de vie sociale ;
  • de temps en temps un écho de la mission vécue est donné par un témoignage écrit (dans le feuillet dominical ou le journal paroissial) ou oral (lors de la liturgie dominicale, dans des réunions paroissiales...).

L'équipe : sa composition et les exigences liées à la mission

Constitution de l'équipe
Pour participer à la mission d'accompagnement des familles en deuil et de conduite de la prière des funérailles, des personnes ayant le sens du contact, de l'écoute sans préjugé, une ouverture du cœur et de l'esprit et de la discrétion sont sollicitées. Le curé après avoir consulté l'Équipe d'Animation Pastorale et éventuellement le Conseil pastoral appelle des chrétiens pour constituer avec lui, l'équipe d'accompagnement des familles en deuil et de conduite de la prière des funérailles.
Il s'agit de personnes disposées à travailler en équipe et qui acceptent de se former, de baptisés capables de dire la foi de l'Église en Jésus mort et ressuscité, porteurs de l'espérance chrétienne et du sens de la vie éternelle en Dieu.

Conditions de la mission

Ensemble, dans le respect de la place et de la vocation de chacun
L'équipe engage le visage de l'Église et son témoignage. Il s'agit de vivre cette mission dans le respect de la place et de la vocation spécifique de chacun (laïcs - hommes et femmes, religieux (ses), diacres et prêtres).
Le ministre ordonné vit sa mission en coresponsabilité avec les autres membres de l'équipe. En son absence, la mission de l'équipe est vécue dans la communion avec lui.

Se former
Au-delà des leurs aptitudes personnelles (voir ci-dessus) chaque chrétien « appelé » suivra une formation de deux ans proposée par le Service diocésain de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle. Une formation spécifique est nécessaire pour que ces personnes soient effectivement initiées au dialogue et au discernement pastoral, à l'annonce du message chrétien et à la prière liturgique.

Être envoyé
La mission est la responsabilité de la communauté. Et toute mission personnelle est confiée par l'Église. Elle n'est, ni un droit ni un pouvoir. Il y a toujours le risque qu'une personne en devienne propriétaire ou confisque à elle seule le visage de l'Église. C'est pourquoi la mission est confiée et organisée en équipe pour trois ans renouvelables.
Ainsi les membres de l'équipe recevront une reconnaissance liturgique par l'Évêque, au cours d'une assemblée dominicale. La publication de cette « reconnaissance » sera largement faite par les divers moyens de communication dont dispose la paroisse.

Évaluer
Les responsables pastoraux veilleront à ce que les membres de l'équipe se retrouvent régulièrement pour une évaluation de l'exercice de leur responsabilité (relecture de célébration, partage des richesses et difficultés rencontrées) et aideront l'équipe à vivre dans la prière la mission reçue, pour que la foi de chacun s'en trouve consolidée et nourrie.

QUESTIONS DIVERSES

Situations particulières : demandes de funérailles pour des non baptisés

Aujourd'hui des familles demandent que « quelque chose » soit fait à l'Église pour un défunt non baptisé. Une réponse positive pour une cérémonie à l'Église peut être donnée en tenant compte en particulier des points suivants :

  • la famille est catholique, notamment le conjoint survivant, ainsi que les enfants ;
  • le défunt n'est d'aucune religion ;
  • le défunt n'avait pas exprimé de volonté contraire et avait témoigné d'une attitude bienveillante à l'égard de l'Église ;
  • l'accord de l'Évêque ou du vicaire général a été obtenu.

Cette cérémonie sera de toute façon une célébration sans Eucharistie et ne comportera aucun des rites réservés à la célébration des funérailles (rite de la lumière, de la croix, de la bénédiction du corps, de l'encensement).
Il serait intéressant de lire à ce sujet : « Pastorale des funérailles » (Guide « Célébrer » du CNPL et de la Commission épiscopale de Liturgique et de Pastorale Sacramentelle, page 29).

Pompes funèbres
Les sociétés de pompes funèbres font partie des acteurs de la relation avec les familles en deuil. On gagne à les tenir régulièrement informées de l'organisation de notre service pastoral et de l'esprit dans lequel ce service est vécu. On veillera à tout faire pour ne pas tarder la réponse lorsque les pompes funèbres attendent confirmation de l'horaire envisagé pour la célébration religieuse. Cela nécessite une permanence téléphonique.
La participation financière des familles est fixée par le diocèse. Elles peuvent la verser directement ou passer, suivant les usages, par la société de pompes funèbres qui en reverse la somme à la paroisse. Ce don et la quête faite lors de la célébration sont la contribution des familles et de l'assemblée à la mission de l'Église locale. Cela est à distinguer d'autres collectes parfois souhaitées par les familles.

CONCLUSION

Alors que notre diocèse connaît un redéploiement du territoire paroissial, il importe de développer une pastorale de la proximité caractérisée par l'écoute et la compassion. C'est le signe d'une Église attentive aux personnes qui traversent l'épreuve. Je souhaite que toutes les paroisses du diocèse gardent ce souci de l'accompagnement du deuil.

La bonne collaboration entre les laïcs et les ministres ordonnés (prêtre et diacre) est essentielle pour que le témoignage de l'Église soit authentique. Monseigneur Robert LE GALL, archevêque de Toulouse et président de la Commission pour la liturgie et la Pastorale sacramentelle, déclare : « Comme dans toute célébration, c'est l'Église qui célèbre les funérailles de ses enfants. Sur l'ensemble du parcours funéraire, il faut envisager la place des fidèles laïcs et des ministres ordonnés sans exclure l'un ou l'autre. Dans la célébration des funérailles, la place du ministre ordonné doit être toujours envisagée. Dans le contexte actuel de forte déchristianisation, il n'est pas souhaitable en revanche qu'un ministre ordonné s'acquitte seul de l'accompagnement des familles. Ce que nous voulons souligner ici, c'est l'importance de pouvoir donner à voir la plénitude du visage de l'Église et, par là même du Christ, dans la célébration des funérailles, selon les modalités de sa présence sacramentelle. »

J'attire votre attention sur un autre point très important : la pastorale des funérailles doit être liée à une pastorale de l'Eucharistie. Monseigneur Robert LE GALL, affirme à ce sujet : « Dans la pastorale des funérailles, il convient de pouvoir conduire les familles au cœur de la foi, manifestée dans la célébration de l'Eucharistie, source de grâce pour toute l'Église. Dans le contexte actuel, où nous sommes confrontés à des assemblées très diverses et souvent peu familières du sacrement de l'Eucharistie, il est important de l'envisager dans des conditions où elle puisse être célébrée dignement. Il faut reconnaître que, la plupart du temps, il n'est pas souhaitable que cette Eucharistie soit célébrée en même temps que la célébration des obsèques à l'église. Cela demande un discernement pastoral au cas par cas. Les familles devront être invitées à venir prier pour le défunt lors d'une messe célébrée pour lui dès que possible. »

Je demande enfin que ces orientations diocésaines soient appliquées et fassent l'objet d'une réflexion et d'un échange dans les Équipes d'Animation Pastorale (EAP) et dans les Conseils pastoraux.

Fait à Agen, le 9 mars 2009

Mgr Hubert HERBRETEAU
Évêque d'Agen

ORIENTATIONS PRATIQUES

Informer

Il est important d'informer l'opinion publique et de faire connaître le plus largement possible la manière dont l'Église organise l'accueil des familles en deuil et la célébration des funérailles chrétiennes. Ce texte d'orientations pastorales pourrait constituer un des moyens possibles.

Favoriser des relations de proximité

On encouragera, par une démultiplication de l'équipe chargée des funérailles une pastorale de proximité, soucieuse des relations avec les familles et du lien avec la communauté paroissiale. Les relais d'Église et les délégués pastoraux ont un rôle important à jouer dans ce domaine.

La rencontre avec la famille se fait à deux afin de manifester la communauté Église et de favoriser écoute et dialogue. Il est souhaitable que l'équipe garde le contact avec les familles en deuil après la célébration, en particulier quand elle discerne une attente ou un grand désarroi.

Encourager la participation des familles et des proches

L'équipe associe la famille et les proches à la célébration, par le choix de textes de la Parole de Dieu, par des gestes, par un témoignage familial ou amical.

La participation des proches a sa place dans le déroulement de la liturgie comme le suggère le rituel des funérailles. Celui-ci permet des adaptations dans un déroulement liturgique que l'on reçoit de l'Église parce qu'il témoigne de sa foi.

Animer la prière de l'assemblée : célébrer à l'Église et en Église

Face à des assemblées souvent éloignées de la vie de l'Église, il y a le risque de ne pas les considérer comme participantes dans la célébration. Le langage de la liturgie nous rappelle que c'est l'Église, dont l'assemblée est l'expression, qui célèbre le mystère pascal.

La place faite à la famille et aux proches, l'accueil préparé, les lectures de la Parole de Dieu, les gestes proposés, les prières dites, les refrains chantés, les musiques choisies, le silence partagé, tout doit concourir à manifester la réponse d'un peuple au don que Dieu nous fait dans la mort et la résurrection de son Fils.

Le mot d'accueil et la prière universelle sont des moments favorables qui permettent de faire sobrement écho à la vie du défunt, de sa famille et de ses proches.

L'homélie, ou, en l'absence de ministre ordonné, le commentaire proposé par la personne qui conduit la prière, aide à relire une vie humaine à la lumière de la Parole de Dieu. Cela permet de rendre compte de l'espérance chrétienne. Lors de la célébration qu'il préside, le ministre ordonné met en valeur la place de l'équipe de telle manière que sa présidence serve et manifeste la coresponsabilité au service de la mission ecclésiale.

Dans le cas où un laïc, entouré d'une équipe est amené à conduire la célébration en l'absence de ministre ordonné, il veille à ce que les diverses fonctions soient assurées dans l'esprit de la liturgie.

Celui qui conduit la prière et manifeste que l'assemblée se réunit en réponse à l'invitation du Christ ouvre et conclut la célébration, dit la prière d'ouverture, propose le commentaire de l'Évangile, introduit et conclut la prière universelle, ainsi que « le dernier adieu ». C'est de son rôle aussi de dire la prière d'action de grâce et d'inviter l'assemblée à prier le Notre Père. Dans le chœur il fait face à l'assemblée.

Cette fonction est au service de la prière de l'assemblée et aide les divers acteurs de la célébration à tenir chacun leur place. L'utilisation d'un vêtement (type scapulaire et non du type aube) permet de marquer le rôle de celui qui guide la prière.

Célébrer l'Eucharistie

« L'Église offre pour les défunts le sacrifice eucharistique de la Pâque du Christ » (RR 2, 1).

Le lien de l'Eucharistie, du Jour du Seigneur et de l'Église est à redécouvrir. Ce lien nous incite plutôt à encourager la participation des familles à une messe dominicale de leur choix, à moins que l'assemblée soit constituée majoritairement de « pratiquants » auquel cas la Messe prend toute sa signification. Toutefois l'invitation à l'assemblée dominicale pour l'Eucharistie permet, lors des funérailles, de respecter la pluralité des personnes et des opinions présentes. Et par ailleurs, en s'associant à l'Eucharistie célébrée le Jour du Seigneur, les familles font l'expérience d'une communauté qui célèbre et qui prie. Et la communauté, par son accueil, manifeste sa communion et se voit rappeler sa propre mission.

La possibilité de célébrer l'Eucharistie ne doit pas être exclue, mais elle ne doit pas être le seul critère de la présence du prêtre. Les funérailles où l'Eucharistie n'est pas célébrée ne sont pas réservées aux seuls laïcs. De même on veillera à associer des laïcs à la préparation et l'animation de funérailles où l'Eucharistie sera célébrée.

Dans tous les cas, on aidera les familles à réfléchir à la dimension ecclésiale de l'Eucharistie dominicale. Elles prennent ainsi en considération la disponibilité du prêtre, mais aussi leur propre lien avec la communauté chrétienne. Au moment de la décision de célébrer ou non l'Eucharistie le jour des funérailles, il est important de prendre en compte ce qu'en dit le Rituel : « Cette décision implique normalement que la famille ou une partie importante de l'assemblée soit apte à participer activement à la messe en particulier à la communion. » (N° 15)

L'après célébration

Il est souhaitable que l'accompagnement des familles en deuil ne s'arrête avec la célébration liturgique, mais que l'équipe envisage une suite surtout lorsque les circonstances le permettent. Il revient à chaque paroisse de réfléchir aux modalités et à la manière dont cela pourrait être mis en place.

Accompagner au cimetière

La prière au cimetière, là où c'est possible, est animée par des membres de l'équipe. Dans le cas où cela n'est pas possible, l'équipe proposera à la famille un feuillet de prière pour le cimetière.

La crémation

Des familles font le choix de la crémation. Sauf exception, la célébration religieuse se fait à l'église en présence du corps. L'équipe est attentive à réfléchir avec les familles au respect dû au corps du défunt et aux étapes du processus de deuil. Elle encourage le dépôt de l'urne dans un columbarium ou au cimetière.

Quand la célébration ne peut avoir lieu à l'église paroissiale et qu'elle est souhaitée par la famille, pour des raisons qui se justifient, à la maison ou au funérarium, l'équipe accompagne la famille et conduit la prière quand c'est possible. Sinon elle met la famille en relation avec ceux qui ont reçu cette mission sur le lieu funéraire, ou bien elle prépare avec elle un moment de prière assumée par des proches. Mais le lieu habituel des funérailles est l'église paroissiale ou un autre lieu de culte officiel de la paroisse.

 
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