Communication du jeudi 19 mars 2020 de la Pastorale de la Santé du diocèse
 
 
 
 
 

« Suis-je, moi, le gardien de mon frère ? » Genèse 4,9

Dès lundi, je me faisais le relais des recommandations d’hygiène pour éviter la propagation du virus qui perturbe si profondément notre vie quotidienne et nos relations.

Depuis, le confinement nous tient à distance les uns des autres de manière bien triste, surtout pour les personnes âgées et seules et toutes les personnes malades à l’hôpital. Continuons à prier pour eux et pour les personnels de santé qui se dévouent.

Mais le confinement n'est pas seulement réservé aux personnes fragiles pour qu'elles ne soient pas contaminées. Nous sommes peut être porteurs sains et risquons d’être responsable de contaminer quelqu'un de plus fragile que nous.

Le fait d’être confiné permet de diminuer les risque de propagation du virus. C'est en ce sens que nous essayons de profiter de la possibilité du télétravail. Pour vous faire prendre conscience du sérieux de ce confinement : la Conférence des Évêques de France a fermé et toutes les équipes se sont organisées en télétravail.

S’il est indispensable pour certains de venir sur les lieux de travail, il est vital de respecter les consignes d'hygiène et d’éviter au maximum de se côtoyer si nous sommes plusieurs à fréquenter le même lieu, certains s’organisent par rotation, d’autres passent ponctuellement. Nous ne sommes pas habitués à ce peu de déférence les uns vis-à-vis des autres mais soyons inventifs pour ne pas avoir l'impression d'ignorer notre collègue au loin ou celui juste dans une pièce à côté !

Un coup de fil pour dire bonjour ou un mail à l'ouverture de notre ordinateur. Là encore, je ne suis pas en mesure de donner une liste des bonnes idées puisque chacun de vous a certainement les siennes qu'il serait intéressant de partager.

Votre santé est un trésor, respecter celle de l'autre est notre responsabilité. « Suis-je,moi, le gardien de mon frère ? » Gn4,9

En souhaitant que tout cela dure le moins de temps possible, continuons à vivre le confinement comme un temps donné à plus de silence, plus de temps au recueillement et à la prière auprès de Jésus au désert.

Véronique Massie, Pastorale de la Santé