Le Credo
 
 
 
 
 

Credo, je « crois » !

C'est ainsi que les chrétiens expriment leur foi. Une foi qui les rassemble, une foi unique, même si son expression peut présenter des variantes – qui d'ailleurs ne mettent pas en cause ce que l’Église professe.

Le « Notre Père » nous a été proposé par le Christ lui-même, il répondait ainsi aux apôtres. Nous avons repris la « Salutation Angélique », pour prier la Vierge Marie, avec le « Je vous salue »... Mais le « Credo », ressenti dans le cœur des fidèles, a mis du temps à prendre forme pour une expression commune des croyants.Pourtant dès les premiers temps de l’Église, à chaque baptême, il convenait de proclamer haut et fort ce qui justifiait cette nouvelle religion attachée au Christ...À la messe, c'est au VIème siècle – peut-être par réaction à certaines hérésies en Orient – qu'un texte bien réfléchi sinon unique est devenu indispensable ! En 589, le Concile de Tolède a demandé qu'à la messe, on fasse « retentir » le Credo  pour affirmer la « vraie » foi de façon éclatante ! Le Credo a eu, dans la liturgie, des places variables. On le dit maintenant après l'homélie, le dimanche et aux cérémonies solennelles. On peut choisir le Symbole de Nicée Constantinople ou souvent, le Symbole des Apôtres, un peu plus court ; leur similitude au départ entraîne parfois un peu de confusion dans l'assemblée ! En certaines circonstances, par exemple lors des baptêmes, on utilise une forme dialoguée : les fidèles répondant « je crois », aux différentes propositions du prêtre officiant. Pour la « petite histoire » rappelons-nous qu'il y a quelques années l'Église d'Agen, après bien du travail de préparation dans les familles et dans les communautés, a élaboré un « Credo de l’Église d'Agen » qui n'avait rien de révolutionnaire, était conforme à la pensée de l’Église et... présentait fort bien ! Peut-être pourrait-on l'utiliser de temps en temps… 

Extrait du Catho 47 n°86 

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