L'Église Notre-Dame d'Hautefage
 
 
 
 
 

L’église Notre-Dame d’Hautefage a été bâtie vers la fin du XVe siècle. Le magnifique décor sculpté du portail semble, lui, plutôt dater du début du XVIe siècle et de l’arrivée en Agenais de la famille Della Rovere dont les armes figuraient sur ce portail. La chapelle sud et la sacristie semblent plus tardives. Le porche en appentis devant l’entrée principale a été ajouté en 1866 non sans susciter bien des polémiques.

La nef forme un vaisseau rectangulaire de deux travées voûtées d’ogives. Le chœur est à pans coupés, sa voûte est soutenue par sept arcs qui s’unissent à une clef commune.

On remarquera également, dans la nef, les chapiteaux, le bénitier et les fonts baptismaux du XVIe siècle et une statue de la Vierge du milieu du XVIIe siècle.

Si une telle église a été construite en ce lieu c’est qu’Hautefage était, dès le début du moyen-âge, le centre d’un pèlerinage dont l’importance égalait, dit-on, ceux de Rocamadour ou de Garaison.

Une source miraculeuse jaillit, en effet, sous le maître-autel, visible par une ouverture pratiquée dans l’un des degrés de l’autel ; l’eau en est canalisée, sous le carrelage de la nef, pour couler, hors de l’église, dans une fontaine aménagée contre le mur ouest. L’eau de cette source, grâce à l’intercession de Notre Dame d’Hautefage, passe pour avoir la vertu de guérir la stérilité féminine. Une légende veut qu’Anne de Beaujeu, la fille de Louis XI, ait dû la naissance de son premier enfant à des prières adressées à la Vierge d’Hautefage. Dans la chapelle du côté de l’épitre on peut voir une statuette de la Vierge à l’enfant du XVIIe siècle qui représente Notre-Dame d’Hautefage. Ces pèlerinages ont disparu après les guerres de religion.

C’est donc à la générosité des nombreux pèlerins qui venaient à Hautefage ainsi qu’à des fondations de messes que l’on doit cette belle église.

 
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