Pèlerinage des confirmands et des lycéens à Taizé, du 15 au 20 avril 2012
 
 
 
 
 

En ce dimanche 15 avril 2012, 47 jeunes (47= Lot-et-Garonne, il fallait le faire !) et 7 animateurs se retrouvent au Centre Jean XXIII pour le départ du pèlerinage à Taizé.

Pour la plupart, c’est un départ vers l’inconnu. Certes, tout le monde a plus ou moins entendu parler de Taizé et sait que des dizaines de milliers de jeunes se retrouvent chaque année dans ce village bourguignon pour prier. Mais qu’allons-nous faire là-bas pendant cinq jours, à part prier ? Une tempête de neige dans le Puy de Dôme nous fait déjà comprendre que les tongs et les lunettes de soleil ne seront pas de mise.

Dès l’arrivée, nous sommes accueillis par Frère Maxime et un groupe de volontaires qui nous offrent le goûter "made in Taizé": thé au citron et pain d’épice. Puis la messe dominicale est célébrée dans la crypte par le Père Thibaud. Sitôt la fin de la messe, nous nous installons dans les dortoirs (le luxe lorsqu’on sait que certains dorment sous la tente !) puis des jeunes sont embauchés pour servir le dîner.

À Taizé, chaque journée est rythmée par la prière. Celle du matin, à 8 h 15, suit la messe où les prêtres consacrent l’eucharistie qui sera donnée au cours de la prière. Les chants, très courts et dans toutes les langues, sont repris sous forme de litanie. Au début, cela peut sembler répétitif, voire monotone. La tentation est alors grande pour certains de bavarder ou de pianoter sur le portable (normalement éteint !) pour que les 10 minutes de prière silencieuse passent plus vite. Mais peu à peu, le recueillement des frères et des autres pèlerins, les icônes, les bougies et la paix du lieu finissent par tourner nos pensées vers Celui qui nous rassemble. Prier devient plus simple car notre prière est portée par toute la communauté.

Ici, à Taizé, les repas sont frugaux, le confort très sommaire, mais tout est plus simple, notamment les échanges avec les gens. On se salue, on se sourit, on échange quelques mots (parfois des signes pour arriver à se faire comprendre !) avec des pèlerins de tous horizons venus prier et se ressourcer. Les jeunes de plus de 17 ans ont chaque jour des services à assurer : ramassage des papiers, service des repas, plonge, nettoyage des sanitaires (eh oui, ça aussi !). Pour les autres, une réflexion sur un passage de la Bible est proposée chaque matin. Un frère de la communauté introduit le passage qui est ensuite étudié dans de petits groupes de huit à dix personnes. Ces temps de réflexion sont aussi l’occasion d’échanger sur des questions de foi, d’évoquer les problèmes et les doutes auxquels les uns et les autres sont confrontés. La parole est libre. Les carrefours proposés l’après midi sont plus ludiques et permettent à l’équipe de se souder. Chacun met ses talents au service du groupe pour la réalisation d’un mini journal ou la mise en scène d’une parabole moderne. Ces carrefours alternent avec les services auxquels chacun doit prendre part durant son séjour à Taizé. Il y a aussi des temps libres au cours desquels on peut se balader, faire du sport, la sieste ou connaissance !

La prière du soir revêt une beauté toute particulière lorsque les frères se retirent à la suite du prieur, Frère Aloïs. Deux d’entre eux reviennent alors déposer au milieu de l’église la croix du Christ devant laquelle des pèlerins viennent s’agenouiller ou se prosterner. Des frères se tiennent debout pour écouter ceux qui désirent se confier à eux et des prêtres donnent le sacrement de réconciliation. La litanie des chants accompagne leurs prières. Même ceux qui, au début, n’arrivaient pas à prier sont peu à peu entrés dans cette communion de prière. Certains jeunes en ont même parfois oublié la fiesta sous les étoiles, à l’Oyak ! Absorbés par la contemplation de la croix, la profondeur de la prière et la beauté des chants, ils étaient en ligne @vec le Christ.

Nadia Bofferon