L'église Saint-Front à Pardaillan XIIème
 
 
 
 
 

Le village de Saint-Front tire son nom de saint Front, évêque de Périgueux, que l'apôtre saint Pierre éleva à l'épiscopat et envoya prêcher la foi dans les Gaules. Toutefois, son saint patron est saint Jean-Baptiste.Son église du XIIè, XIIIè siècles ne forme qu'une nef sans transept, ni bas-côtés. Dans le choeur, un autel en marbre. Sur les côtés de la nef, une statue de saint Joseph, une de saint Antoine, une de sainte Bernadette, et un chemin de Croix en stuc. Sur un côté, dans une niche, la Vierge de Lourdes délivre son message à Bernadette. Le clocher triangulaire possède une cloche. Les murs de la nef sont maintenant en pierres apparentes jointoyées (restauration entreprise par M. Delage et son Conseil municipal). A noter également des vitraux du Père Lévy Spadetto, curé du lieu vers 1955.

Dimanche 1er mai 2011, a eu lieu dans cette église la bénédiction du tableau de Norman Hutchinson « The Last Supper at Duras », ou « La dernière Cène à Duras ». Ce tableau, peint en 1989 au crayon de cire (technique très particulière du crayon gras), représente le Christ dans le château des Ducs de Duras, entouré de disciples... de la région ! Norman connaissait tous les personnages ici représentés, leur parcours, leur personnalité et leur place dans la communauté. Il se peint même parmi eux, tout à droite du tableau.

Très connu en Pays de Duras, Norman Hutchinson avait acheté en 1972 une maison au lieu dit Le Suisse, à Pardaillan, dominant le hameau de Saint-Front et son église. S'installant définitivement dans cette nouvelle demeure, Norman Hutchinson allait s'adonner à sa passion favorite, la peinture. Il exécutera entre autres les portraits de la famille royale d'Angleterre (la Reine Mère, le Prince Philip, la Reine Elisabeth II). Décédé en juin 2010, il est inhumé dans le petit cimetière de la chapelle de Saint-Front dont il louait la beauté du site.

Dimanche 1er mai, c'est en présence de sa veuve Gloria qu'a été remis ce tableau représentant la dernière Cène, offert par M. Rodger Sandiford, qui en était jusque là le propriétaire.

Article paru dans le Catho 47 n°67.