Message de Pâques de Mgr Herbreteau, 12 avril 2009
 
 
 
 
 

À l'occasion de la fête de Pâques, je vous adresse un message de joie et d'optimisme. Beaucoup d'événements, dans le monde et dans l'Église, pourraient pourtant conduire à désespérer, à douter du bonheur, à pleurer sur notre condition humaine parfois si mesquine et si misérable.

Je vous invite à relever la tête... Non ! Dieu ne s'est pas absenté du monde. Non ! dieu n'est pas le spectateur impossible du monde. C'est tout le contraire. La parole de l'Évangile affirme : la lumière du Christ illumine tout homme venant en ce monde (cf. Jn 1, 9).

Il est urgent de corriger la conception d'un Dieu terrifiant. Nous ne pouvons plus croire en un Dieu sans cœur, redoutable et menaçant. Relisons pour cela le passage de la Lettre aux Philippiens, clef de voûte de notre foi : « Il s'est anéanti lui-même prenant la condition de serviteur... devenant obéissant jusqu'à la mort, à la mort sur une croix » (Ph 2, 5ss).

Tel est le sens de la fête de Pâques : la toute puissance de Dieu, c'est l'amour fou de Dieu pour l'humanité. Dieu ne peut que souffrir avec nous face à la souffrance d'une fillette de 9 ans que l'on a violée, face à l'absurdité d'un accident mortel, face aux nouvelles pauvretés que connaît notre société.

L'Église a pour mission de témoigner de cet amour de Dieu. Le monde doit trouver en elle confiance et espérance. Que la joie de Pâques rayonne en vos cœurs et que chacun de vous trouve paix et réconfort !

Mgr Hubert HERBRETEAU
Agen, cathédrale Saint-Caprais, le 12 avril 2009