Sous le figuier...
 
 
Une expression qui revient plusieurs fois dans la Bible.
 
 
 
Cette expression s'appuie souvent sur l'arbre ou plutôt sur les arbres méditerranéens : la vigne, l'olivier, l'amandier, le palmier et bien d'autres... jusqu'au buisson d'épines !
 
Dans l’Écriture, mais aussi tout simplement dans la vie de chaque jour, avant notre ère ou au début de celle-ci, on voyait un érudit, un sage, peut-être un prophète « se retirer sous le figuier » (À noter que le figuier est – semble-il – l'arbre de la connaissance...). Là, il pouvait réfléchir dans le calme, à l'ombre bienfaisante. Il méditait.
Les rabbins invitaient à la réflexion et à méditer la Loi du Seigneur : ils proposaient au fidèle « de se rendre sous le figuier » (peut-être même «  d'y demeurer »).
 
« Alors que tu étais sous le figuier je t'ai vu » dit Jésus à Nathanaël... Mais que faisait donc  Nathanaël ?  Dans le calme, à l'ombre, il méditait l’Écriture. Peut-être faisait-il la relecture des événements vécus ?
 
Aujourd'hui, dans nos régions, nous ne nous retirons pas vraiment « sous un vrai figuier », mais certains vont passer un moment dans l'ombre et le calme d'une chapelle, d'une église, d'un  sanctuaire, d'un coin de nature que l'on aime !  Pour d'autres, ce sera une retraite de quelques jours dans un monastère bien choisi !  On peut aussi tout simplement, se retirer « sous son figuier », dans son salon ou dans sa chambre.

Extrait du Catho 47 n°95
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