Les réponses au questionnaire de préparation aux Assises de la Solidarité pendant le Carême 2007
 
 
 
 
 

266 réponses (199 femmes - 67 hommes) dont 80 % de retraités

Les engagements

Les activités dans l'Église (nature et taux de participation)

40 % : au service de la liturgie
17 % : au service de la catéchèse et de l'Accueil
14 % : au service évangélique des malades
29 % : dans les différentes tâches qu'offre l'Église : entretien, chorale, partage d'Évangile, ateliers bibliques, accompagnement des familles en deuil, équipes du Rosaire, aumôneries d'hôpital, des maisons de retraite...

Les activités de solidarité (nature et taux de participation)

50 % à titre individuel, avec un fort investissement auprès de la famille, des voisins et des proches
20 % dans une association confessionnelle : Secours catholique, CCFD, ACAT...
30 % dans une association laïque : les actions de développement pour l'enfance dans les pays du tiers monde, soutien scolaire, aide aux familles en difficultés et aux plus démunis...

Pouvez-vous dire comment vous vivez ces différentes activités

1. - Comment et pourquoi avez-vous pris des engagements ?

  • Appel de Jésus-Christ : « J'étais malade, vous m'avez visité »
  • Je suis baptisé, il est naturel pour moi d'être active dans l'Église, de faire rayonner l'amour que Dieu me donne
  • Cela me donne le sentiment de vivre, d'élargir mon regard, de participer à la vie de mes contemporains
  • Être utile, pouvoir encore donner malgré mon âge
  • Pour moi actif rythme avec catholique
  • J'ai été appelé, j'ai voulu respecter ma promesse scoute
  • Notre vie n'a de sens que par la rencontre, l'écoute de l'autre. J'ai besoin de l'autre - pauvre, riche, noir, blanc - ils me donnent l'envie de vivre

2. - Qu'est-ce qui vous a motivé pour continuer ?

  • On ne peut pas être catholique et rester immobile ! Dieu nous demande d'être et être, c'est grandir, évoluer, progresser, en faisant progresser : un grain doit être semé, germer et produire
  • Quand j'apporte la communion, je vois une étincelle dans le regard de la personne
  • Répondre à des attentes, aux besoins des plus démunis, de ceux qui souffrent
  • C'est important pour moi, de m'engager comme chrétien dans des institutions laïques, j'ai le sentiment d'être acteur dans la vie du monde, j'ai le souci de développer l'esprit de fraternité

3. - Comment votre foi a-t-elle été confortée ?

  • Par le témoignage de foi, de courage des personnes rencontrées, par les amitiés vécues et partagées
  • Par des prêtres, religieux ou religieuses qui m'ont encouragée, écoutée, fait confiance
  • Par les épreuves qu'on arrive à surmonter
  • Par la célébration eucharistique dominicale, la prière, le partage de la Parole de Dieu
  • On ne choisit pas guère ses conditions de vie et ses compagnons de route, mais on peut choisir « l'esprit » dans lequel on les vit. Vivre en chrétiens avec ses collègues de travail est une véritable ascèse, un carême à longueur d'année !
  • Ma foi est confortée par le soutien de nos parents qui nous ont montré le chemin de l'Église

4. - Quelles sont vos difficultés ? Vos attentes non satisfaites

  • J'ai le sentiment de ne pas faire passer le message, de ne pas donner envie de s'engager
  • J'ai des problèmes de santé, je me sens moins dynamique. J'ai peur de ne plus être utile à quelqu'un
  • J'ai été confrontée au mépris au rejet à l'incompréhension
  • La transmission de la foi est difficile aujourd'hui : éclatement des familles, laxisme ambiant, égoïsme, individualisme...
  • Les difficultés sont normales, naturelles. Quand, on agit, on remue, on dérange. On « est », et être chrétien, ça dérange parfois

5. - Dans les faits quelle est la tâche à laquelle vous consacrez la majeure partie de vos engagements ?

  • L'annonce de la parole et le service des frères sont inséparables, c'est tout un
  • Faire reculer les injustices à ma modeste place
  • Ma famille est mon premier champ de mission, elle demeure le plus important
  • L'écoute de l'autre pour connaître ses manques et ses aspirations
  • La fraternité et le partage
  • Être attentif à l'autre quel qu'il soit : de nos collègues de travail à nos amis et nos proches pour un vrai vivre ensemble

6. - Pourquoi ces priorités ?

  • Tout ce que vous ferez aux autres c'est moi que vous le ferez
  • En accompagnant des malades de ma famille, j'ai compris l'importance du soutien, de la présence fraternelle, et je le fais pour d'autres
  • Je sens la présence du Seigneur dans chaque visage rencontré
  • C'est répondre à l'appel du Seigneur, c'est continuer la mission de Jésus-Christ, c'est vivre pleinement l'Évangile
  • Pour répondre à d'immenses besoins, à d'immenses attentes du monde d'aujourd'hui : ceux qui sont laissés au bord du chemin, ceux qui sont démunis économiquement, socialement, psychologiquement...
  • C'est une évidence pour moi, devant la misère du tiers monde, en donnant un peu on fait beaucoup
  • Peut-on être croyant et chrétien sans être disponible ?

7. - Que proposez-vous pour le « service de l'humain » devienne, aussi, pour chaque baptisé une priorité ?

  • Faire connaître tout ce qui se fait au niveau caritatif
  • Faire prendre conscience de l'importance de la solidarité en témoignant que c'est simple, contagieux, que chaque petit geste est important
  • Appeler
  • Oser dire ce que l'on fait et témoigner qu'être au service de l'humain apporte une joie profonde
  • Apprendre à donner avec humilité sans attendre de recevoir
  • La solidarité doit faire partie de l'éducation dès le plus jeune âge
  • Faire prendre conscience qu'on est des nantis
  • L'Église n'exprime pas suffisamment ce « être » et « agir » ensemble
  • Que la vie des gens, leurs difficultés, les injustices qu'ils subissent, leur espérance, ne s'arrête pas à la porte de l'église ou de la maison paroissiale