Sainte Foy vierge et martyre
 
 
 
 
 

Pendant l’occupation romaine, les persécutions contre les chrétiens sont particulièrement importantes à la fin du IIIème siècle. A Agen, c’est à cette période que naît Foy (Fides) qui appartenait à une très riche famille gallo-romaine. Elle avait été instruite des vérités de la foi par sa nourrice qui lui inspire l’amour de Jésus-Christ. Elle reçoit le baptême, puis mène une vie exemplaire, aidant les plus pauvres. La légende veut que ce soit son père qui la dénonça à Dacien, proconsul romain, qui la fit paraître à son tribunal puis décapiter à l’âge de 13 ans (le 6 octobre 303).

Le nom de Foy est associé à celui de Caprais et bien d’autres jeunes chrétiens qui, proclamant leur foi en Dieu en opposition aux croyances des occupants romains, sont mis à mort.
Le corps de sainte Foy fut enseveli à Agen dans la petite église du Martrou (lieu du martyre en langue d’oc) puis au XIème siècle ses reliques furent transférées à Conques où les miracles se multiplièrent. Agen conserve une partie des ossements de la sainte, toujours vénérée par les fidèles, en France et dans le monde entier.

Entre légende et réalité, sainte Foy, jeune martyre est le symbole de l’enracinement de la foi chrétienne en Agenais. Elle est fêtée le 6 octobre.

Le 10 octobre 2004, lors de la clôture de l'année jubilaire Sainte Foy, a été dévoilée une statue de sainte Foy, œuvre de l’artiste agenaise Marie-Josée Chevallier.

Ancienne élève de l’École des Beaux-Arts de Paris, la sculptrice sur marbre est passée de son matériau de prédilection au travail du bois, pour l’occasion.

L’arbre dans lequel Foy voit ainsi le jour, est un noyer déraciné dans le secteur de Bruch (à proximité d’Agen), lors de la tempête de 2001.

La pièce de bois constituée des racines et de deux branches mesure 3 mètres de hauteur. La silhouette de sainte Foy, de la taille d’une femme moyenne, étant sculptée dans le tronc de l’arbre, les racines et les deux branches seront conservées à l’état brut, et feront partie intégrante de l’œuvre.

Il s’agit, en effet, à cette occasion, de mettre en valeur la symbolique de l’arbre : enfants de Dieu, nous sommes aussi enfants de l’homme et enfants de la terre.

Le jour du rassemblement diocésain du 10 octobre, on a apporté donc de la terre provenant de tous les coins du département, ainsi que de l’eau de nos différentes rivières. Cette terre et cette eau, symboles de vie et de renouveau, ont été disposées sur les racines de la statue.