La fraction du pain
 
 
 
 
 

« Il prit du pain, le rompit ... » Ces paroles que nous entendons à la messe méritent un peu de réflexion ; elles ont une double signification :
- D'abord cela évoque Jésus instituant l'Eucharistie lors de la Cène...
- Mais, c'est aussi le rappel de la mort de Jésus, dont le Corps est brisé sur la Croix, au Calvaire, Jésus meurt pour nous, il se donne à nous....

Une confusion est facile : il arrive que lors de la consécration, le célébrant rompe l'hostie qui vient d'être consacrée, alors qu'il prononce les paroles du Christ « Il prit du pain, rendit grâce, le rompit et le donna à ses disciples... ». Le prêtre est en quelque sorte comme entraîné par les paroles qu'il prononce ! Dans le cadre de la liturgie, c'est une erreur ! Car c'est bien le corps vivant de Jésus qui a été rompu, mais c'est le corps de Jésus mort et ressuscité qui est partagé pour la communion... Ce n'est donc qu'après l'échange de la paix, juste avant la communion, que le pain doit être partagé : c'est au corps rompu, mort et ressuscité, fractionné, et éventuellement au sang [déjà] versé – puissances de rédemption – que les fidèles communient. En pratique par commodité (et peut-être pour éviter les miettes), on a recours aux hosties. Comme on sait, chacune est le corps du Christ tout entier, comme d'ailleurs, éventuellement, chacune de ses parties... L'anamnèse résume la célébration : « Elle acclame le Ressuscité qui était mort et qui est à venir »… Il en sera ainsi jusqu'à la réalisation du Royaume. Dès lors plus de fraction, plus de mystère : la foule des élus tous rassemblés, partagera la gloire de Dieu.

Extrait du Catho 47 n°90

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