La crèche
 
 
 
 
 

Les « mystères » de la crèche joués dans les églises et sur les parvis dès le XIème siècle, se muèrent peu à peu en pastorales et en crèches vivantes, plus parlantes et plus populaires.

C'est dans cet esprit que, pour la messe de Noël 1223, François d'Assise rassembla les habitants de Greccio, en Ombrie, dans une grotte où avait été disposés une crèche garnie de foin, un bœuf et un âne.

Saint François voulait avant tout donner à voir et à comprendre l'humilité de Dieu devenant homme.

La crèche était née. Peu à peu, l'usage se répandit d'en réaliser dans toutes les églises, puis dans les maisons.

Le décor des crèches est toujours très simple. Joseph et Marie sont auprès de l'enfant. S'ils sont à genoux, c'est pour mieux dire le mystère de cette naissance. Car, en cet enfant, la foi reconnaît le Fils de Dieu. Le bœuf et l'âne viennent des Écritures : "Le bœuf connaît son propriétaire, et l'âne, la crèche de son maître, dit Isaïe. Israël ne me connaît pas, mon peuple ne comprend pas" (Is 1, 3). Ainsi sont-ils ici au plus près. Les bergers et leurs moutons rappellent leur présence dans la nuit de Bethléem. Ils assurent aussi la présence des pauvres, avant celle des mages, symbole de l'ouverture à tous du mystère et du don total de Dieu.

Père Jacques Nieuviarts
Extrait de Prions en Église, décembre 2011

 
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