Mgr Sabin Saint-Gaudens (1921-2001)
 
 
 
 
 


Originaire de Miremont en Haute Garonne, Sabin Saint-Gaudens fait ses études au lycée Fermat à Toulouse. Admissible à Centrale, il décide finalement de répondre à sa vocation et entre au grand séminaire de Toulouse en 1941.

Pendant ses années de formation, il est incorporé aux Chantiers de Jeunesse, puis s'engage dans le Corps Franc Pommiès (organisation de la Résistancedans le Sud-Ouest). Il prit ainsi part aux derniers mois de la Guerre. Ordonnéprêtre par Mgr Garonne le 29 juin 1948, le jeune abbé est nommé aumônier diocésain de la JOCet de l'ACO (Action Catholique Ouvrière). Il s'était mis personnellement à l'école spirituelle du Bienheureux Antoine Chevrier, « le prêtre des pauvres », en devenant membre de l'Association des prêtres du Prado. En demandant son admission, il écrit : « Je connais bien le livre du Père Chevrier, Le véritable disciple, (…) et j'ai été attiré surtout par l'idéal de pauvreté pour deux raisons : le désir d'une imitation du Christ plus fidèle et la conviction que la pauvreté évangélique constitue un moyen d'apostolat irremplaçable surtout auprès des pauvres. » C'est ainsi qu'en 1960, il est élu adjoint de Mgr Ancel pour la section France et Espagne du Prado. Il fit alors beaucoup de voyages pour rencontrer les équipes de prêtres et resta enthousiasmé par l'Espagne.

En 1967, Mgr Sabin Saint-Gaudens est nommé évêque auxiliaire de Toulouse, chargé de la zone pastorale de Toulouse. Le 21 septembre 1972, il est nommé par Paul VI coadjuteur de Mgr Johan à Agen. Il quitte tout et célèbre sa première messe à Agen le 1er novembre. Il succèdera à Mgr Johan comme évêque d'Agen le 18 mai 1976.

Dans la lignée de l'Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi (8 décembre 1975), Mgr Saint-Gaudens retiendra des priorités pastorales qui aboutiront à la démarche synodale « Vivante Église »célébrée en octobre 1991. Sur le plan national, il fut un président courageux dela Commission épiscopale des Migrants et, sur le plan local il contribua notamment à la remise en valeur de la langue occitane. Il se retire en décembre 1996 lorsque son successeur Mgr Jean-Charles Descubes est nommé et, meurt à Lourdes le 23 décembre 2001.