Pèlerinage à Lyon, 2009
 
 
 
 
 


Pèlerinage à Lyon sur le thème « Aux sources de notre foi », du 26 au 30 octobre 2009

Préparation

17 septembre 2009 : Réunion de tous les participants au bâtiment socio-éducatif de l'établissement.
Pour les accompagnateurs, sont présents le père Étienne FRELON notre prêtre, le père Philippe D'HALLUIN accessoirement notre chauffeur, le père Nicolas RICHER, le diacre Georges MORIN et notre aumônier Dominique HOUEL. Pour les détenus: Francis C, Gabriel J, Philippe B, Ludovic A, Moustapha H, Dominique R, Stéphane D, Michel T, Vassilis R et Jacky G.

Après le traditionnel tour de présentation, nous prenons nos fascicules de pèlerinage et lisons le prologue intitulé : « L'appel à se mettre en route ».

Tous unis dans un même élan et une même ferveur nous prions. Puis vient la messe concélébrée par les pères FRELON, D'HALLUIN et RICHER, assisté de notre diacre M. MORIN Georges, allias « Fantomas ».

C'est un moment fort que nous vivons là, empreint de solennité et de ferveur.

Puis nous nous séparons et nous donnons rendez-vous pour le 26 octobre en formulant le vœu que tous les candidats au pèlerinage aient bien leur permission.

Le départ

Nous sortons du C.D. à 8h50 après être passés par « la fouille ». Nous nous rendons au tabac afin d'y faire provision de cigarettes. Après cela, nous prions, puis embarquons dans notre bus à 9h15.

Nous passons par DAUSSE, village où a officié le père FRELON, par TOURNON D'AGENAIS, son village de naissance.

Arrivés à Cahors, nous prenons l'autoroute et à 11h, nous nous arrêtons près de la Bastide de Murat, sur l'air de repos « les jardins des Causses du Lot », afin de boire un café accompagné de pains briochés et autres pâtisseries.

À 11h30 nous repartons.

À 13h30, nouvel arrêt à l'aire de « Heume l'Église » à 1000 mètres d'altitude.

Après l'angélus, récité par le père RICHER, nous déjeunons sur des tables en pierre de Volvic (ville toute proche). Pendant cet arrêt, nous recevons l'appel de Philippe B. qui vient de rentrer de son travail.

Au menu du jour: assiette de crudités et viande froide, fromages et gâteaux secs, le tout arrosé d'eau de Volvic. Nous constatons que les couverts sont plus solides que l'année dernière et de surcroit, réutilisables.

Nous repartons à 14h30

15h30, nouvel arrêt sur l'aire des « Martres d'Artières », près de Clermont Ferrant, pour faire le plein et nettoyer le pare brise du car.

Nous arrivons à 18h à Sainte Foy les Lyon, au domaine saint Joseph et nous prenons possession de nos chambres. Celles-ci sont spacieuses, bien éclairées et pourvues d'une salle de bains avec W.C., lavabo et douche.

Ensuite, nous nous dirigeons vers la chapelle du centre diocésain qui nous accueille et nous célébrons l'eucharistie.

Après quoi, direction le restaurant où nous attendent 3 buffets:

Un buffet de hors d'œuvres : un buffet de plats chauds, un buffet de desserts.Après une cigarette grillée dehors, nous regagnons nos chambres pour une nuit de repos réparateur.

Mardi 27 octobre

Après un copieux petit déjeuner continental et avoir pris nos poches pour le pique nique, nous embarquons à bord de notre car et regagnons Lyon où nous nous garons en face de l'église Saint Irénée.

Bernard et Marinette nous accueillent et nous font un petit cours d'histoire sur cette église.

Sur la place de cette église, un sanctuaire chrétien fut érigé il y a plus de 1500 ans, il abrita durant de longs siècles les corps de deux martyrs et celui de saint Irénée, deuxième évêque de Lyon. Ces deux martyrs sont saint Alexandre médecin d'origine grecque et saint Épipope. Tous deux ont leur autel dans la crypte saint Irénée, de part et d'autre de l'autel central dédié à saint Irénée.

Lyon a été évangélisée par l'évêque Pothin, disciple de Polycarpe qui reçut lui-même son enseignement de saint Jean.

Nous célébrons l'eucharistie dans la crypte.

Un ossuaire contenant plus de 22 m3 d'ossements jouxte la crypte.

11h15 Nous repartons en car pour Vienne où nous nous rendons au belvédère du « Pipet » en poussant notre ami Gabriel confortablement installé dans son fauteuil roulant.

Au sommet de ce belvédère, trône l'église de Notre Dame de la Salette. À sa droite, séparé de l'édifice principal, se dresse le clocher. À ses pieds il y a un « Katchkar », magnifique croix arménienne.

Après avoir admiré le panorama sur Vienne, saint Romain en Gal et les méandres du Rhône, nous entrons dans l'église pour y réciter l'angélus. Puis nous pique-niquons sur le parvis. Là, notre ami Gaby en profite pour nourrir des chatons qui traînent sur la colline.

Puis nous redescendons afin de nous rendre au musée gallo-romain de Saint Romain en Gal. Le diacre Gérard TREMOUILLAC nous fait la gentillesse de partager notre visite-découverte. Notre guide s'appelle Julie.

Vienne fut fondée par les gaulois au IIIe siècle avant J.C. puis colonisée par les romains vers le 1er siècle avant J.C. La découverte de ce site date de 1967. En 1970, il est pris en charge par le Conseil Général du Rhône. En 1980, l'exploration de ces vestiges par une équipe d'archéologues commence. Il est classé monument historique depuis 1983. le musée est achevé en 1996.

Nous visitons d'abord le site.

Les vestiges donnent une image du quartier vers 250 après J.C. On peut déduire grâce aux différentes fouilles que la ville de Saint Romain en Gal occupait 70 hectares sur la rive droite du Rhône.

Actuellement, le site est exploré sur un peu plus de 3 hectares et est un témoin privilégié du développement de Vienne lors de la période romaine du 1er siècle avant J.C. au IVe siècle après J.C.

Vers 40 avant J.C. un secteur rural avec des divisions parcellaires desservies par des chemins. On y retrouve des fossés de drainage ainsi qu'un ruisseau issu du plateau proche.

Vers 5 avant J.C. un secteur suburbain comprenant 2 voies près du fleuve le long desquelles s'élèvent des constructions.

Vers 50 après J.C. un faubourg en expansion avec la création de la rue du commerce. Le quartier occupe des surfaces de 1200 à 1300 m2. On y trouve des maisons luxueuses fortement romanisées. Les pièces s'organisent autour de jardins à péristyle dotés de bassins d'agrément voir de viviers.

Vers 70 après J.C. un quartier urbain. L'aménagement de l'espace occupe maintenant plus de 8 ha, il est divisé en espace de rassemblement, de circulation et de loisirs. Les rues commencent à être dallées.

Vers 200 après J.C. un quartier résidentiel florissant. Édification des thermes du Palais de Miroir. Des latrines publiques sont ajoutées aux thermes des lutteurs. Nous visitons les 2 et certains s'installent même sur les latrines. Des trottoirs maçonnés apparaissent.

Dans les maisons, naissent des mosaïques polychromes, des dallages et des placages de marbre. On créé un ensemble artisanal et commercial. Désormais, l'habitat et le commerce ne partagent plus le « même toit ».

Nous déambulons dans les fouilles mises à jour puis pénétrons dans le musée qui a été bâti sur pilotis afin de protéger le sous-sol où d'autres fouilles seront diligentées ultérieurement. Nous y découvrons de magnifiques mosaïques dédiées aux divinités romaines, des amphores intactes ainsi qu'un four de potier. Plus loin, vers 100 avant J.C. et maintenant la maquette de Vienne et la maison de Sucellus.

À l'époque gallo-romaine, l'eau était distribuée par des tuyaux en bois ou en plomb. Des égouts circulaient sous les rues. Ceux-ci étaient hauts de 1,50m.

Au retour, nous nous arrêtons au sanctuaire de Notre Dame de Limon où nous sommes accueillis par monsieur Armand MONTES et son ami Denis.

Cette chapelle date du 12ème siècle, mais c'est un lieu de pèlerinage depuis le début du christianisme en Gaule. Elle est située sur une ancienne voie romaine appelée « Compendium » c'est-à-dire « Raccourci ». En bordure de cette voie se dressait un autel dédié à Mercure, dieu des voyageurs.

Limon fut d'abord un rassemblement de chrétiens vivant en ermites, sans règle communautaire, puis se bâtit un monastère qui compta une cinquantaine de moines au Vème siècle. C'est là que fut martyrisé et enterré saint Maxime, abbé de saint Jean de Limon né à Cahors. Les frères de Limon assuraient la sécurité des voyageurs se rendant de Lyon à Vienne et inversement. Puis vinrent les Trinitaires. On distingue encore sur les murs deux croix trinitaires. Une autre croix sculptée orne le montant gauche de la porte cintrée et porte la marque de leur institution. Elle est semblable à celle des Chevaliers du Christ au XIIème siècle en Espagne et au Portugal.

En 1719, les Trinitaires de Limon ont racheté et rendu à la liberté, 107 esclaves. En 1562, c'est à Limon qu'eut lieu la rencontre entre le terrible baron des Adrets et le duc de Nemours. C'est à cette occasion que le baron des Adrets cessa de prendre les armes contre les chrétiens.

De tous les monastères Trinitaires de France, la chapelle actuelle de Notre Dame de Limon est la seule qui ait subsisté. Elle est un témoin inestimable du rachat des captifs au cours de tant de siècles.

Entrons dans la chapelle. Elle possède une abside demi-circulaire, percée de cinq arcades. Dans ces arcades formant niche, des statues. Dans l'arcade centrale, la statue de Notre Dame de Limon. Dans les autres, des statues de saint Jacques et saint Joseph. Sur la gauche de l'autel, une statue peinte de saint Roch. Nous nous recueillons un moment dans cette chapelle et nous prions ensemble.

Après cela, nous sortons et sommes invités par Armand et Denis à pénétrer dans leur logement pour y boire le verre de l'amitié, en occurrence, un café.

Puis nous rentrons au centre diocésain pour y prendre notre repas. À l'issue de celui-ci, nous nous réunissons dans une salle de réunion au 1er étage où nous est lu le récit du martyr des premiers chrétiens de Lyon. Ensuite, coucher dans nos chambres respectives.

Mercredi 28 octobre

Après le petit déjeuner et avoir pris nos sacs de pique-nique, nous embarquons dans notre car et nous dirigeons vers la Basilique de Fourvière.

Celle-ci est construite sur l'ancien Forum de Lugdunum. Le culte de la Vierge Marie y est attesté depuis plus d'un millénaire.

En partant de l'esplanade, nous allons gravir 272 marches. Son aspect de forteresse nous rappelle que Marie veille sur Lyon. Elle est flanquée de 4 tours : la tour de la justice, la tour de la tempérance, la tour de la prudence et la tour de la force.

À sa gauche, une réplique du 3ème étage de la Tour Eiffel sert de relais hertzien. Au dessus du Fronton figurent deux croix en plastique creux abritant des relais de téléphone mobiles.

En façade on peut voir des anges cariatides au nombre de 8, tenant chacun une épée. En dessous, un bas relief représente Marie, au centre, avec d'un côté le vœu des échevins pour que Marie sauve les Lyonnais de la peste. De l'autre côté, la demande à Marie de sauver les Lyonnais de la guerre de 1870 contre les Prussiens.

Le style est un mélange des styles romains, byzantin et gothique. Nous pénétrons dans la tour de la justice et commençons notre ascension.

À l'étage, après être passés par une loge, nous découvrons 4 anges musiciens porteurs de lyres. Au plafond de la première coupole on peut admirer Marie, au ciel avec des anges. Sur les autres coupoles figurent des scènes de la Bible avec Samson, Noé, Joseph d'Arimathie. Sur l'autel trône une statue de Marie tenant Jésus dans une main, comme si elle l'offrait à l'assistance.

Toute la maçonnerie a été finie en 12 ans.

Nous pénétrons à l'intérieur du cabinet des architectes, grande salle circulaire voutée, comportant des meubles pour les plans et des vitrines avec des images de la construction. Au centre de la pièce, sur une trappe menant aux douves, nous sommes témoins d'un phénomène d'écho.

La Basilique appartient aux Lyonnais car elle est le fruit d'une souscription. Nous passons derrière les 8 anges cariatides de la façade d'où nous pouvons admirer une vue imprenable sur les monts du Lyonnais.

Puis nous montons sur le toit et nous retrouvons au pied de la statue de l'archange Michel terrassant le dragon. De cette place, nous bénéficions d'une vue panoramique sur la ville de Lyon et croyons même apercevoir le Mont Blanc seulement visible par beau temps.

Ensuite nous pénétrons dans la tour abritant un carillon composé de 23 cloches désormais électrifiées et donnant toutes une note différente.

À 11h, après être redescendus, nous nous joignons aux fidèles dans une chapelle attenante à la Basilique afin d'y assister à l'office qui sera célébré par le recteur de la Basilique assisté de nos prêtres et diacre. Le père nous invite à nous placer à l'avant des travées et c'est nous qui ferons les lectures.

Après cette cérémonie, nous nous dirigeons vers « l'abri du pèlerin » où nous allons prendre notre pique-nique et où nous rejoignent le père Vincent FEROLDI, aumônier du nouveau C.P. de CORBAS ainsi qu'une journaliste, Isabelle, du journal diocésain « Église à Lyon ». cette dernière nous interview.

Ensuite nous nous dirigeons, qui à pied, qui en car jusqu'à la Cathédrale saint Jean où nous devons retrouver un guide pour une projection vidéo privée sur les martyrs de Lyon. Après plusieurs minutes d'attente, nous apprenons que la projection aura lieu dans la crypte de la Basilique. Nous empruntons donc le funiculaire pour remonter.

Une fois arrivés à la crypte, le magnétoscope refuse obstinément de fonctionner. Alors que nous allions abandonner, notre touche-à-tout de chauffeur réussit à mettre en route l'appareil. Cette projection terminée, nous nous rendons à pieds au-dessus du théâtre gallo-romain de Lyon, lui-même accolé à un odéon. Enfin nous redescendons avec le funiculaire jusqu'à la Cathédrale saint Jean.

Nous commençons notre visite par l'extérieur où trône un magnifique baptistère découvert en 1970. Il est de forme octogonale avec un socle carré.

Le carré signifie l'homme, l'octogone, la purification du baptême, le cercle pouvant contenir ces deux figures représente Dieu.

Par le baptême, nous passons de la vie terrestre à la vie divine.

Au 12ème siècle, la Cathédrale devient trop petite. Qu'importe, on en reconstruit une autre à partir de 1180 en période romane. Elle sera achevée à la fin du 15ème siècle en 1483.

Les statues sont soit perdues, soit décapitées au cours des guerres de religions menées notamment par le baron des Adrets.

Au 13ème siècle ont lieu à Lyon deux conciles œcuméniques. Le pape Jean 22 est intronisé à Lyon. Toute l'Église est orientée vers l'est, vers le soleil levant car Dieu est lumière.

La grande rosace que nous pouvons admirer date du 15ème siècle. Le vitrail central représente la rédemption.

L'horloge astronomique date des 16ème et 17ème siècles. Tout en haut figure un coq. En dessous on peut discerner Dieu le Père. Le calendrier perpétuel est remplacé tous les 60 ans. Sur le cadran central, une anomalie attire notre attention : le soleil tourne autour de la terre qui paraît être le centre de notre galaxie.

Rappelons pour mémoire que cette horloge a été construite à une époque antérieure à Galilée. La croyance populaire à l'époque expliquait ce phénomène.

Puis nous nous rendons à l'amphithéâtre des 3 Gaules, lieu de supplice de nos saints martyrs comme Blandine, Polycarpe, Alexandre, Sanctus et Pontique seulement âgé de 14 ans. C'est l'hôtel fédéral des 3 Gaules, là même où les romains rendaient le culte à leurs dieux. Il a été découvert en 1958 sur le lieu de l'ancien « Jardin des Plantes » d'une congrégation religieuse.

Jeudi 29 octobre

Au petit déjeuner, grosse déception : à cause d'une affluence record due au 150ème anniversaire de la mort du saint curé d'Ars et des vacances de la Toussaint, nous ne pouvons nous rendre à Ars.

Nous célébrons donc l'Eucharistie dans la chapelle du domaine saint Joseph, puis nous nous dirigeons dans une salle de réunion au 1er étage où nous est projetée une vidéo sur la vie du curé d'Ars, saint Jean-Marie Vianney. Pendant cette projection, l'alarme incendie se déclenche, donc nous sortons. Au bout de longues minutes, nous rejoignons notre salle; tout danger étant écarté et nous reprenons la projection (cf voir livret du pèlerinage).

Puis nous pique-niquons dans le parc du domaine d'où nous avons une vue plongeante sur la ville de Francheville. Ensuite certains d'entre nous se dirigent accompagnés au bureau de tabac pour y refaire provision de cigarettes.

À 14h, nous nous réunissons au fond du parc, sous la protection bienveillante de la Vierge Marie. Là, le père Jean, aumônier du domaine nous parle de ses 35 années de père missionnaire au Burkina Fasso et au Tchad.

Au Burkina, principal pays de ses missions, il a créé des centres autogérés pour les aveugles, mais aussi un centre de formation rural.

Il a également créé un groupe folklorique pour les enfants, afin de pérenniser leurs cultures traditionnelles. Il est aussi à l'origine d'une centaine de puits ainsi que d'un barrage.

Son problème principal était : Comment vivre avec eux?

Pour grandir avec eux, ne jamais se placer au dessus d'eux, faire preuve de fraternité. Avec un ancien à qui il a sauvé la vie car il risquait de mourir de septicémie à cause d'une plaie infectée, il a fait le « pacte du chien ».

Après cet exposé, nous décidons de nous rendre à Lyon, place Bellecour. C'est une place grouillante de monde, surtout à l'intérieur du « Marché des Saveurs » sous chapiteau d'où nous refluons en raison de l'affluence. Nous nous promenons donc dans une rue piétonne adjacente à la place, puis nous regagnons le domaine pour le repas et le coucher.

Vendredi 30 octobre

Petit déjeuner suivi de la messe en la chapelle du domaine, concélébrée par nos prêtres, notre diacre et l'aumônier du domaine, le père Jean.

Après cela, embarquement dans notre car pour le trajet du retour.

Nous faisons un premier arrêt sur une aire d'autoroute près de Noirétable afin de laisser notre chauffeur se reposer et pour nous tous prendre un café.

Après quoi nous repartons et nous arrêtons vers 13h30 pour notre pique-nique. Enfin nous reprenons la route pour arriver aux environs de 17h devant Eysses.

Nous prions avant de nous séparer de nos accompagnateurs et satisfaire au rituel de la fouille avant de regagner nos cellules avec plein d'images dans nos têtes.

Au centre diocésain nous avons discuté avec des personnes handicapées en chaises roulantes qui faisaient un stage avec l'association « handi-chien ». Leur stage d'une quinzaine de jours était destiné à leur faire prendre possession de leur chien (généralement un Golden Retriever ou un Labrador). Il fallait que le maître et le chien s'habituent, s'acceptent mutuellement et se noient dans la foule. Ces personnes handicapées nous ont donné une formidable leçon d'espérance par leur bonne humeur communicative et nous ne les oublierons jamais.

J. G.

 
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