Questions de foi...
 
 
 
 
 

A Pâques , les chrétiens parlent de la résurrection de la chair (de nos corps) : cela paraît absurde : la corruption et la poussière du tombeau, ressusciteraient ? impensable !

Il n'est pas facile d'accueillir les récits évangéliques à propos de la résurrection du corps de Jésus, ni de notre propre corps. Pourtant, on affirme volontiers qu'il y a une vie après la mort, certains l'expliquent en disant que nous sommes corps qui meurt et âme immortelle. Mais le corps qui ressuscite, on ne comprend pas.
Les récits évangéliques expriment d'ailleurs l'événement pascal de plusieurs manières : c'est dire leur embarras.
Il y a le langage du relèvement : « Dieu a relevé Jésus d'entre les morts ».
Il y a le langage de la vie : « Jésus est revenu à la vie ».
Il y a le langage de l'exaltation : « La croix est l'heure de sa gloire ».
Comment dire la réalité de la résurrection de Jésus et de la nôtre ? Peut-être faudrait-il évoque une nouvelle création : de nouveaux cieux, une nouvelle terre, une nouvelle humanité, en germe dès maintenant ?
Quelque soit le langage, il est demandé au croyant beaucoup de confiance en Dieu.

Je crois que l'évangile est un récit qui peut aider à vivre aujourd'hui ; mais pourquoi passer par l'Église pour le lire, l'interpréter et le vivre ?

Je pense que l'évangile peut être lu par tous les hommes, croyants et incroyants qui veulent y chercher la lumière de leur vie, même s'ils trouvent, dans ce livre, comme dans un miroir,les valeurs qu'ils pratiquent déjà.
Les chrétiens, pour qui « la Bible est la base commune de la règle de foi », ont à coeur d'y chercher comment Dieu s'y est pris pour se faire connaître des hommes et inaugurer son peuple. Ceci relève d'une expérience spirituelle commune développée dans la tradition de ce peuple, conduit et structuré par Dieu lui-même.
Dans ces perspectives, beaucoup de chrétiens étudient le texte évangélique selon des méthodes appropriées ; d'autres font de la lecture méditée etc.. ..Mais « vouloir se passer de l'exégèse (étude méthodique) pour comprendre la Bible relèverait de l'illusion et manifesterait un manque de respect pour l'écriture inspirée »...

A l'occasion des 60 ans de mariage de ses grands parents, Manu, âgé de 24 ans, demande à son grand père : 60 ans de vie commune ! Ce n'est pas possible !

Le grand père lui répond : mais si, c'est ça, le sacrement de mariage !
C'est vrai que 60 ans de fidélité, est un événement que le grand-père comprend comme un sacrement et que le petit fils a beaucoup de mal à accueillir.
Le « sacrement » est un signe, dans notre humanité, de la proximité de Dieu pour nous.
Ici, c'est le signe de la fidélité indissoluble, de l'amour indéfectible de Jésus-Christ à l'égard de son peuple.
Là, le grand-père et la grand-mère, dans la fidélité de leur amour, font dans leur foi et le sacrement de mariage, l'expérience de l'amour irrévocable de Jésus-Christ à leur égard et à l'égard de tous ceux qui le reçoivent. Mais, Manu peut-il apprécier l'aspect métaphorique de la fidélité de l'amour conjugal ?...

La plupart de mes amis sont incroyants mais ils sont tolérants, honnêtes, justes généreux, etc... alors je me demande à quoi sert la foi en Dieu ?

Les influences interculturelles en occident ont généré une certaine morale bien attestée , pour le moment, par les gens de notre pays. Alors, la foi, est-ce un plus ? un surcroit ? non pas, mais sans doute une nouveauté dans la vie personnelle et dans notre monde. Elle est l'expressîon du rapport intime que Dieu établit, en Jésus-Christ, avec chaque croyant et sa communauté. C'est une expérience de vie qui témoigne de la nouveauté de l'amour de Dieu au coeur de nos existences.

J'ai beaucoup prié pour la guérison de mon fils. Cela n'a servi à rien puisqu'il est mort de sa maladie. Il me semble que la religion est une illusion.

C'est vrai qu'une grande douleur est capable de détruire les références habituelles de notre existence. Faire le deuil de sa souffrance est très complexe, même les consolations des plus proches ne sont pas d'un grand prix. C'est un long travail. La foi chrétienne nous invite à fréquenter Jésus-Christ : lui-même a éprouvé une immense douleur : méconnu dans son identité et dans sa mission, incompris de se amis, abandonné dans sa solitude. Essayons de souffrir avec lui, peut-être nous aidera-t-il à découvrir la réalité de son monde mystérieux de paix.

Je crois en Dieu, mais pas en l'Église !

Ah oui ! on le dit souvent devant les problèmes qui courent dans les structures de l'Église. Surtout, notre revendication d'autonomie ne nous montre pas la nécessité d'appartenir à une assemblée. Jésus est venu révéler Dieu son Père à un peuple de croyants. Or un peuple est une assemblée organisée qui se développe dans une histoire Mais voilà ! ce peuple contient la présence et l'assistance du Christ qui lui donne son identité et sa mission ; et ce peuple aussi est constitué d'hommes et de femmes responsables et citoyens de cette assemblée qui sont loin d'être parfaits. Articuler ces deux visages de l'Église n'est pas facile, cela demande une expérience de foi, de fidélité, de pardon qui nous dépasse et qui nous est donnée par grâce.

« Je suis croyant, mais non pratiquant... Est-ce que cela suffit ? »

La 1ère réponse est une question : Qu'est-ce que j'entends par « être croyant » ? Je crois en quoi ? en qui ?...
La 2ème réponse est plus pertinente : Quand Jésus-Christ s'est manifesté aux hommes et qu'il a fait alliance avec eux, il l'a fait par l'intermédiaire d'un peuple, d'une communauté ; d'où cette question : Quel signe et quel témoignage je donne de mon appartenance à ce peuple, à cette communauté ? A quelle pratique cela m'engage ?...
(à suivre)

« Pourquoi la Bible est-elle composée de deux testaments ? »

Dieu se révèle dans le respect de l'histoire des hommes :
- d'abord la promesse,
- ensuite l'accomplissement de cette promesse en Jésus-Christ ;
comme la maturation de nos personnes : l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte.
Pourtant une question peut se poser : pourquoi Dieu ne s'est-il pas totalement révélé au départ ?
Sans doute que pour connaître Dieu, on est obligé de faire l'expérience de son Alliance avec nous... comme dans un couple...
(à suivre)

« Pourquoi quatre évangiles ? »

Les évangiles ne sont pas des livres d'histoire. Ils sont des témoignages de croyants à des croyants.
Ils nous parlent de Jésus, mystérieusement présent dans la communauté chrétienne, même quand ils racontent ses voyages et ses actions sur les routes de Galilée. Ils sont donc écrits selon le contexte socio-culturel de la communauté chrétienne des auteurs.
Ainsi, ils sont quatre à parler de la même personne ; ce qui est une richesse !
Le visage du Christ est incontournable ; il est un personnage de l'Histoire, mais aussi de notre Foi.
Comment la lecture intégrale de chaque évangile nous concerne-t-elle aujourd'hui ?
(à suivre)

 
Le Père Michel Dagras, théologien, professeur émérite à la faculté de théologie de Toulouse, a présenté l'encyclique de Benoît XVI « L'amour dans la vérité », en présence de notre évêque Mgr Hubert Herbreteau.
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Conférence du Frère Henri Quinson le dimanche 6 septembre à 14 h 30 au Foyer de Charité de Notre Dame de Lacépède à l'occasion de la sortie de son livre « Moines des Cités, de Wall Street aux Quartiers-Nord de Marseille ». Pour le dernier Catho47 n° 52, Henri Quinson a accepté de nous écrire un article.
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La bibliothèque diocésaine Saint-Martial a organisé, le jeudi 28 mai à 20 h 30 à la bibliothèque en présence du pasteur Herizo Rajakoba et de Mgr Hubert Herbreteau, une table ronde sur le livre de Marguerat : « Paul de Tarse un homme aux prises avec Dieu ».
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Pour situer ce passage des Actes et pour entrer un peu plus dans la vie de Paul, prédicateur infatigable et apôtre du Christ, il faut se reporter à ce qu'il dit dans la Première lettre aux Corinthiens au sujet de la folie de la croix et de la sagesse de Dieu. Sa mission dans le monde païen, c'est d'annoncer « Jésus et Jésus crucifié », Jésus ressuscité et Sauveur du monde.
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Devenir eucharistie, c'est vivre dans l'action de grâce, s'offrir joyeusement à Dieu, se mettre dans une attitude de reconnaissance.
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Lorsque Dieu passe dans une vie... Tel pourrait être le titre donné à cette première conférence. L'épisode de Damas est raconté par Luc à trois reprises dans les Actes des Apôtres (Ac 9, 1-19 ; 22, 6-16 ; 26, 12-17). Paul lui-même dit l'importance de ce passage de Dieu dans sa vie dans plusieurs de ses lettres.
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A travers un parcours autour des mots mêmes de la prière de consécration eucharistique « Prenez et mangez, prenez et buvez, ceci est mon sang versé pour la nouvelle alliance. Faites ceci en mémoire de moi », Mgr Albert Rouet nous explique les aspects essentiels de ce sacrement à la fois si simple et si mystérieux.
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Conférence du Dr Patrick Theiller, responsable du Bureau médical des constatations aux sanctuaires de Lourdes, chargé d'authentifier les guérisons, autour de son nouveau livre « Lourdes : des miracles pour notre guérison ».
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Discussion par groupes : « au fond, pourquoi et en vue de quoi allons-nous à la messe ? »
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Parler d'espérance, c'est aussi vérifier le dynamisme de notre vie spirituelle chrétienne. En d'autres termes, c'est découvrir la fécondité de nos choix, c'est laisser de côté la logique de l'efficacité si prégnante dans notre société et mettre l'accent sur les « surprises » de notre vie, l'inattendu, sur ce que nous faisons naître.
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Regardons tout d'abord comment la Bible parle de ce « rendre compte », et de cette espérance. Nous verrons ensuite comment deux témoins du Nouveau Testament nous introduisent au mystère du Christ, notre espérance.
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Depuis la Révolution française jusqu'aux « Trente Glorieuses », ce qui a marqué la société française, c'est un formidable optimisme, un idéal de progrès et de croissance à tous les niveaux. De grands programmes ont servi cet immense espoir en un avenir radieux où devaient régner la liberté, l'égalité et la fraternité. Mais alors pourquoi aujourd'hui une crise de l'espérance ?
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Le Père Fossion a commencé sa réflexion par la crise profonde de la transmission de la foi et nous à proposer sa vision du temps de l'engendrement (le christianisme qui vient) et ensuite dans un deuxième temps, nous a exposé les défis de la catéchèse aujourd'hui.
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Éducateur d'exception, Don Bosco crée des patronages pour enfants et adolescents livrés à eux-mêmes dans les rues de Turin. Ce sont de véritables pépinières de saints dont le plus connu est Dominique Savio.
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Exposé de Mgr Hubert Herbreteau lors de la journée de récollection des chefs de services et des animateurs pastoraux.
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Ce dominicain et scientifique s'interroge sur le créationnisme, thèse selon laquelle la Terre et l'Univers ont été créés par Dieu, et qui rejette la théorie de l'évolution de Charles Darwin.
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Un an après son encyclique Deus caritas est, le pape Benoît XVI vient de publier le deuxième texte important de son pontificat : Sacramentum caritatis. Cette Exhortation fait la synthèse du travail des évêques réunis en synode à Rome, en octobre 2005.
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Chez nous, de nouvelles paroisses sont nées, d'autres vont naître. Cela suscite parfois des inquiétudes. Le Père Reynal, de l'Institut catholique de Toulouse, est venu, dans le cadre des sessions théologiques annuelles, les 20 et 23 janvier, à Marmande et à Villeneuve, parler de l'avenir de nos communautés.
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Texte de Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes à l'occasion des pélerinages à Lourdes, particulièrement nombreux durant la période estivale
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Avec Marie, soyons lumière auprès de nos amis dans notre société !
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Les Fraternités Notre-Dame des Anges et Saint-François ont organisé une recollection dont le thème était "la médiation dans l'Evangile et dans le quotidien".
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Des itinéraires de foi : grands rassemblements ou petits groupes ?
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« Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu en lui » (1 jn 4, 16). Ces paroles de la Première Lettre de saint Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne
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Le testament du Père de Chergé assassiné avec ses 6 frères du Monastère de Tibhirine il y a dix ans
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