L'excommunication : une mesure rarissime
 
 
 
 
 

L'excommunication est, dans l'Église, la plus grave sanction prévue par le droit canonique. Outre quelques situations spécifiques, elle frappe les hérétiques et les schismatiques. L'excommunication trouve son origine dans la Bible. Ainsi, des juifs étaient « exclus » de la synagogue... Mais pour le chrétien, l'exclusion est de nature plus profonde : l'exclusion de l'Église, c'est - au delà de l'exclusion d'une communauté de fidèles - l'exclusion du corps du Christ !

L'excommunication peut être ferendae sententiae, intimée par décision judiciaire, ou latae sententiae, encourue du fait même de l'acte commis ; il n'y a dans ce cas, en général, pas de déclaration à l'auteur.

Excommunié, le prêtre ne peut plus célébrer la messe et a fortiori, les sacrements. Quant aux autres baptisés : plus de sacrements, pas de charge dans l'Église, ni même de sépulture religieuse... Cependant, l'excommunication n'est pas un jugement sur la destinée éternelle de la personne, mais une mesure disciplinaire.

La levée de l'excommunication se fait - dans le premier cas, par l'autorité qui l'a prononcée - et l'excommunication latae sententiae, c'est l'évêque ou un prêtre délégué.

Attention, ces mesures ont une portée limitée, il ne s'agit ni de réintégration ni de réhabilitation ! La « levée » doit être suivie de négociations, de renoncements et d'acceptations qui vont dans le sens que préconise l'Église ! Ainsi dans les mesures actuelles concernant les évêques intégristes, certes, ils ne sont plus « excommuniés », mais sont actuellement « sans peuple » : aucun ministère ne leur est confié dans l'Église catholique romaine. Pour cela une condition première s'imposerait : l'adhésion pleine et entière au Concile Vatican II...

Extrait du Catho 47 n° 50

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