Le chemin de Vezelay - GR 654 - dans le diocèse d'Agen
 
 
 
 
 

Port Sainte-Marie - église Notre Dame

Port Sainte-Marie est un village bâtie tout en longueur entre le fleuve et au pied d’un coteau abrupt. Avant la révolution, ce bourg était riche en églises et monastères, 7 avec les chapelles des pénitents. Aujourd’hui, il ne subsiste que 2 monuments : l’église paroissiale Notre Dame et l’église du Temple (fermée au public).

Notre Dame a été fondée par le chapitre du collégiale de Saint-Caprais d’Agen et placée sous la protection du pape Innocent III en 1213. Cette église gothique avec un intérieur peint est constituée d’une large nef bordée de chapelles. Les voûtes de la nef, en grandes croisées d’ogives, n’ont été construites qu’à l’époque moderne, mais suivant une ordonnance toute indiquée. Elles rompent la monotonie : 7 arcades en tiers-point.

Au XVème siècle, elle est dédiée à la vierge, les mariniers se plaçant sous la protection de sainte Catherine, à voir : « le bateau des processions ». Les bâtons de procession des deux confréries de pénitents (blancs et gris) apparues au XVIIème siècle y sont aussi exposés.

Mézin - Saint-Jean-Baptiste

Mézin est née et s’est développée autour d’un grand prieuré clunésien construit vers 1100. Très influencé par l’abbatiale de Saint-Sever dans les Landes, il ne reste de ce monastère bénédictin, que l’actuelle église Saint-Jean-Baptiste.

Cette église romane construite en forme de croix latine, avec le transept, le chœur et les chapiteaux en font un bel ensemble architectural. Le clocher, s’il semble roman, date du XIXème siècle, alors que la nef est gothique (XIIIème ou XVIème siècle). La façade ouest, construite dans un second temps, au début du XVIème siècle, encadrée par deux tours rondes, devient alors un symbole de la montée en puissance de la bourgeoisie (qui en finance la construction), tandis que le pouvoir des moines se cesse de se restreindre. Durant les Guerres de Religion les tours de la façade sont abaissées jusqu’au niveau du toit de la nef. Après la révolution, Saint-Jean-Baptiste n’est plus qu’une église paroissiale. Au sud, les bâtiments monastiques, partiellement détruits, sont définitivement rasés en 1833. À l’intérieur de l’église, une statue de saint Jacques, revêtue de tous ses attributs de pèlerin traditionnel, rappelle sa position sur le chemin de Compostelle.