Les servants d'autel
 
 
Un peu folkloriques parfois, mais toujours utiles, les servants d'autel
 
 
 

Ils ont failli disparaître, heureusement ils sont toujours là, dans nos églises, lors des messes dominicales surtout. Ce sont les « enfants de chœur » ! - On se souvient des gamins d'autrefois, bien gominés ou au contraire ébouriffés, parfois un peu frondeurs et turbulents... À cette époque, pour la grand-messe du dimanche, le curé pouvait compter sur un vicaire, les enfants de chœur c'était surtout du décorum, ils étaient nombreux, certains avaient un rôle précis et par suite une place dans la hiérarchie qui s'instituait ou qui était organisée par les clercs... Dans les paroisses importantes et riches, il pouvait y avoir une institution paramilitaire, chacun un peu « jaloux » de sa place sinon de son grade... Avec la baisse de la pratique, ce ne sont plus guère que des souvenirs...

Il y avait le thuriféraire chargé du service de l'encensoir, il était « assisté » du naviculaire porteur de la navette – réserve d'encens. Les acolytes assurent le service de l'autel, un rôle précis, très utile si le servant est bien formé ! Les céroféraires (souvent deux) portent les cierges, on les retrouve (eux ou les acolytes) de part et d'autre de l’ambon, lors de la proclamation de l’Évangile. Le cruciféraire porte la croix lors de processions d'où son nom de « porte-croix ». Il existe d'autres « spécialités » selon les circonstances ou les besoins ! On peut avoir recours à un porte-crosse ou un porte-mitre et même un porte-ombrelle (basiliques) et pourquoi pas un porte-micro !

On ne trouve jamais tout « ce monde » !  Un servant plus âgé « un acolyte distingué », un séminariste, un futur diacre peut assurer tout le bon déroulement de la cérémonie : il veille sur « tout », il facilite la tâche du célébrant, tourne les pages du lectionnaire et même indique du doigt le paragraphe utile ! Peut-on parler de cérémoniaire ?

Le plus souvent, dans les églises le dimanche, un ou deux servants d'autel accomplissent avec application une tâche difficile : ils servent à tout !

Depuis 1972, des filles entrent dans l'équipe des enfants de chœur, au grand dam de quelques fidèles nostalgiques du passé... Mais n'est-ce pas justice ?  Il faut bien reconnaître qu'elles assument parfaitement leur tâche. Réjouissons-nous de tout ce qui peut permettre des célébrations pleines de foi, de ferveur et de vie... Confiance ! En aubes blanches toutes simples, nos servants et servantes d'autel sont bien là.

Extrait du Catho 47 n°92 

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