Conférence sur Édith Stein, « Diamant » de Dieu, le 26 mai 2014
 
 
 
 
 

Robert Pérez a donné une conférence sur Édith Stein, « Diamant » de Dieu (Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix), le lundi 26 mai à 20 h 30 au séminaire Jules Mascaron à Bon Encontre, en présence de Mgr Herbreteau.

Avant-propos

Nous allons voir la vie d’une personne à tous points de vue hors du commun, Édith Stein, Juive allemande née en 1891, carmélite, morte gazée au camp d’Auschwitz, en Pologne en 1942.

Philosophe, d’une intelligence qui frappait tous ceux qui la côtoyaient, elle n’eut de cesse que de rechercherla Vérité, tant au plan philosophique qu’au plan religieux. C’est ainsi qu’après de longues années d’athéisme et d’interrogations, elle se convertira au catholicisme et sera baptisée le 1er janvier 1922, à l’âge de trente ans.

Dès son baptême elle entend l’appel du Seigneur à entrer en religion, chez les carmélites, mais n’osant traumatiser sa mère, Juive pratiquante, déjà blessée par son baptême, elle repousse son entrée au couvent. Après douze ans et de nombreuses péripéties, elle franchit le pas et entre au carmel de Cologne en 1933. Elle a quarante-deux ans et encore neuf années à vivre.

Elle avait conclu ses études par un doctorat en philosophie avec la mention « Summa cum laude », ce qui veut dire « la plus haute louange ». Très marquée par la phénoménologie et sa foi catholique, elle produisit une œuvre littéraire importante, réflexions personnelles et études sur des saints tels que Thomas d’Aquin, Jean de la Croixou Thérèse d’Avila.

Le drame de sa vie fut la montée du nazisme en Allemagne, et nous savons que les non-aryens et notamment les Juifs le paieront très cher. Elle-même dans un premier temps dut se mettre à l’abri en quittant Cologne, pour le monastère hollandais d’Echt. Et c’est là qu’elle fut arrêtée, les Allemands ayant envahi les Pays-Bas, le 2 août 1942 avec sa sœur Rosa également convertie qui, tertiaire de l’Ordre carmélitain, l’avait rejointe. Toutes les deux seront gazées une semaine après, le 9 août à Auschwitz.

Sa vie, nous le verrons, elle l’avait offerte en holocauste pour ses frères Juifs. Retenons par exemple cette phrase qu’elle dira à sa sœur au moment de leur arrestation « Viens, nous partons pour notre peuple ».

Édith, Juive devenue chrétienne, ayant donné sa vie pour ses frères, l’Église la déclara martyre. St Jean Paul II la canonisera le 11 octobre 1998 et la proclamera co-patronne de l’Europe le 1er octobre 1991, avec Ste Brigitte de Suède et Ste Catherine de Sienne.