Conférence : « Louis-Marie Grignion de Montfort Chantre de la Mère de Dieu », le 19 novembre 2013
 
 
 
 
 

M. Robert Pérez donnera une conférence au Séminaire Jules Mascaron à Bon Encontre le mardi 19 novembre à 20 h 30, sur Louis-Marie Grignion.

Louis-Marie Grignion de Montfort, né le 31 janvier 1673 à Montfort-sur-Meu, près de Rennes, eut une vie courte, quarante-trois ans, mais extrêmement riche.

Entré au célèbre séminaire Saint-Sulpice de Paris, Louis-Marie rêvait d’être missionnaire outre-mer. Après son ordination la Providence en décida autrement : il serait missionnaire certes, mais en France.

De ses missions qu’il organisa et prêcha dix ans durant, son terrain d’application étant le Grand Ouest de la France, Louis-Marie laissera une marque extraordinaire. Il écrira dans son traité : « L’amour de la Sagesse éternelle», que la meilleure façon d’atteindre cette Sagesse, Jésus Fils de Dieu médiateur de la Rédemption, c’était de passer par Marie, médiatrice d’intercession. C’est ce qui fut le fondement de ses missions, toutes axées sur la dévotion à Marie par laquelle on arrive à Jésus, son divin Fils. Cette dévotion à Marie, qu’il appelait « sa bonne Mère », sa maman la lui avait enseignée dès sa plus tendre enfance. Elle fera l’objet de son écrit : « Le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge».

Louis-Marie connut beaucoup de difficultés avec des évêques et des prêtres qui, souvent marqués par le jansénisme très répandu à cette époque, sévère et froid, n’étaient sans doute pas loin de trouver hérétiques ses méthodes mariales, les cantiques de sa composition chantés sur des airs populaires et ses confessions où la miséricorde l’emportait sur de trop lourdes pénitences.

Malgré cela Louis-Marie, pauvre de cœur, acceptant toutes sortes d’humiliations, continuait d’avancer et de remuer les foules.

Son enseignement et le souvenir qu’il laissa marquèrent le Grand Ouest de la France en profondeur et pour longtemps. Nombreux furent ceux qui, héritiers de cette formation, laissèrent leur vie à la Révolutionfrançaise.

L’Église reconnut ses mérites et le V. Pie XII le canonisa le 20 juillet 1947.