Les enfants de la paroisse ND des Coteaux et de la Plaine chez les Clarisses le 6 octobre 2012
 
 
 
 
 

À la rencontre de sainte Claire et de la communauté des Clarisses

Ce samedi 6 octobre, les sœurs clarisses ouvraient grand leurs portes et leurs cœurs aux enfants de la paroisse Notre Dame des Coteaux et dela Plaine. L'Esprit Saint, remarquablement assisté par le père Ioan, notre curé, et l'équipe des catéchistes de la paroisse, présidait à cette mémorable sortie pastorale.

Il y a huit cents ans, après avoir rejoint saint François d'Assise, et sous l'impulsion de ce dernier, sainte Claire fondait l'ordre des Clarisses. Ces deux saints, qui furent donc au cœur des discussions et des échanges, accompagnaient tous les participants de leur tutelle bienveillante.

Le programme préparé par Camille, s'appuyant sur le dossier du Service diocésain de la Catéchèse, était dense et captivant, les activités ludiques y tenaient néanmoins une place importante. Et puis, entre chaque intervention pédagogique, il était bon de pouvoir dévaler en criant la pente du grand pré des sœurs.

Point d'orgue de la matinée, la messe célébrée par le père Jean Pelvet, assisté des pères Muller et Martial, en présence de toutes les sœurs du couvent, fut un moment magique et plein de grâce… suivi d'une écoute recueillie : les sœurs chantaient la prière du « milieu du jour ».

Après un joyeux déjeuner sur l'herbe, sœur Anne Françoise nous a présenté un DVD consacré à la vie et l'œuvre de sainte Claire. Prenant ensuite la parole, sœur Marie de la Croix a évoqué la vie quotidienne de cette patronne, de Saint François et des sœurs clarisses d'aujourd'hui. Dans leur discrétion et leur simplicité, les sœurs du monastère de Nérac rayonnent avec une telle intensité que le respect s'imposait naturellement à tous, grands et petits, sages et turbulents. À l'issue de l'intervention de sœur Marie de la Croix, une forêt de doigts levés fut le préambule à un feu roulant de questions. Une des enfants a même fait part de son attirance pour la vie monastique. Future vocation ? Boulimiques de savoir, les enfants voulaient tout connaître du couvent et de leurs occupantes. La culture du père Ioan a beaucoup aidé à étancher cette soif d'apprendre. Le prêtre a même tenu le rôle de guide, notamment lors de la visite de la chapelle et celle de l'oratoire (que les plus petits appelaient « laboratoire »).

Au retour, dans le car, les enfants avaient des absences, leur esprit était encore avec celui des sœurs. Les facéties ont quand même fini par reprendre le dessus ; lorsqu'on est un enfant plein de vie et d'énergie, il faut bien le faire savoir. L'exemple rassurant et stimulant des premières années dissipées de saint François permet d'ailleurs encore plus d'audace dans cette voie...

Pierre-Yves Giottoli