Les conciles
 
 
 
 
 

Sait-on qu'il existe plusieurs niveaux de conciles ?

Certains, les « conciles particuliers », sont à l'échelle d'une nation, parfois d'une province ecclésiastique. Ils sont convoqués et présidés par des autorités locales, mais toujours, les conclusions et les décisions seront soumises au pape, pour validation... ils ne sont donc pas  « souverains ».

Beaucoup plus importants sont les « conciles œcuméniques » qui ont un caractère universel : ils réunissent tous les évêques du monde entier, ils sont convoqués par le pape qui participe d'ailleurs à beaucoup de commissions.

Les conciles de toutes catégories sont presque innombrables ! Le premier est sans doute «l'Assemblée de Jérusalem », en l'an 49 : il y fut discuté du cas des chrétiens issus du paganisme – ces nouveaux « frères » n'étaient pas juifs initialement et donc pas circoncis... alors , que faire ?

Des dizaines de conciles de nature variable ont suivi – parfois de simples conflits d'intérêts, ou des limites de compétence territoriale : des luttes pour le pouvoir ! Plus sérieux et plus profonds, les conciles œcuméniques successifs ont structuré l’Église en précisant des points de vue faisant l' objets de débats, en donnant des solutions à des problèmes de dogme et en imposant des règles de fonctionnement...

Les conciles se sont déroulés partout dans le monde chrétien, mais principalement en Europe. Des lieux nous sont familiers : Nicée, Constantinople, Éphèse, Chalcédoine, Latran... et bien d'autres ! Certaines villes ont abrité plusieurs fois de telles assemblées. Il nous vient facilement à l'esprit « Nicée », nous récitons parfois le Credo adopté au concile de Nicée en 325, revu au concile de Constantinople en 381. On parle du symbole de Nicée-Constantinople ou plus généralement du Symbole de Nicée. Les confessions chrétiennes l'ont adopté (avec quelques réserves dans certaines communautés protestantes), nous le récitons ensemble lors de célébrations œcuméniques...

Durant la période de la Révolution, à Paris, à Rouen, plusieurs conciles (particuliers) ont essayé d'organiser l’Église constitutionnelle qui d'ailleurs disparaîtra bientôt avec le Concordat, imposé par Napoléon.

En fait, seuls les premiers conciles intéressent les protestants ; quant aux orthodoxes, ils se sentent concernés jusqu'en 1054 : année du « grand schisme d'Orient » ; séparation des Églises d'Occident et d'Orient... (à ce propos on remarque que nous parlons du « schisme d'Orient », tandis que nos frères de l'Est disent « schisme d'Occident » : l'esprit de clocher sans doute ? D'ailleurs à ce propos, savez-vous qu'il y a eu en 673 (puis en 675) un « concile de Granon » ? - or Saint-Pierre de Granon est à la lisière de Marmande : les Marmandais peuvent être fiers, même si ces conciles ont eu peu d'intérêt ...

Plus près de nous, en 1869-70, le Concile du Vatican a défini l'infaillibilité du pape en matière de dogme.Interrompu par la guerre de 1870 ce concile nommé plus tard Vatican I ne fut jamais achevé...Enfin, en 1962, le 11 octobre s'est ouvert « Vatican II » (« notre concile »!), sous le pontificat de Jean XXIII ; il est clos trois ans après, le 8 décembre 1965, par le pape Paul VI. Ce fut le XXIe concile œcuménique, celui de l'aggiornamento de l’Église. Plus de quarante ans se sont écoulés et on n'a pas fini d'en exploiter les richesses....

Extrait du Catho 47 n°74 

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