Conférence de M.Robert Pérez, à la chapelle du Martrou, le 12 mai 2011
 
 
 
 
 

M.Robert Pérez, économe diocésain, donnera une conférence sur le thème "Pauvreté de cœur et Confiance en Dieu, Chemin du Ciel", le 12 mai 2011 à 20 h 30 à la chapelle du Martrou, en présence de Mgr Herbreteau.

Les « anawim », « anawah » au singulier, ce sont les pauvres de cœur, les pauvres en esprit, dont parle la Bible, ceux qui possèdent en plénitude humilité et douceur et mettent toute leur confiance en Dieu. Il est d’ailleurs difficile de distinguer entre tous les attributs d’un « anawah » tellement ils sont nombreux et liés entre eux. Peut-on imaginer, par exemple, quelqu’un de humble qui ne fasse preuve de douceur et de patience envers quelqu’autre qu’il aura tout naturellement tendance à considérer comme son supérieur (cf. Ph 2,3) ? Le Christ, notre modèle, ne s’est-il pas dit lui-même « doux et humble de cœur » ? (Mt 11,29). Peut-on imaginer que, constatant sa faiblesse, il ne mette toute sa confiance en Dieu ? et si cet « anawah » met sa confiance en Dieu c’est bien évidemment qu’il croit en lui, et donc la foi fait partie de ses vertus.
La foi et l’espérance car, comme le dit Benoît XVI dans son encyclique « Spe Salvi », « espérance » est un mot central dans la foi biblique au point que dans certains passages de la Parole, « foi » et « espérance » semblent interchangeables. Ainsi le pape souligne-t-il que dans la « Lettre aux Hébreux » la « plénitude de la foi » (He10,22) est étroitement liée à « l’indéfectible profession de l’espérance », ajoutant que dans la première épître de Pierre, « espérance » est équivalent de « foi » (cf 1P 3,15). La charité fait aussi partie de ses vertus : un pauvre de cœur n’est pas centré sur lui-même mais sur le Christ, selon l’expression de saint Paul, (2 Co5, 14-21), il ne peut donc qu’aimer en Christ tous ses frères.

Aussi, pour aborder ce thème de la pauvreté de cœur, allons-nous nous arrêter sur un des points cités : la confiance. En effet, au quotidien, à chaque instant de sa vie, le pauvre de cœur, oublieux de lui-même, vit en permanence abandonné en Dieu, mettant en lui toute sa confiance, conséquence avons-nous dit de son humilité, de son espérance et de la reconnaissance de sa faiblesse. Un pauvre de cœur a une confiance totale en Dieu, en son amour, dans sa Providence, et, réciproquement, qui a une confiance totale en Dieu est un pauvre de cœur.

Dans une première partie, nous verrons comment la confiance dans le Seigneur doit être au cœur de notre vie d’enfant de Dieu. Nous irons d’abord voir ce que nous en dit le Catéchisme de l’Église Catholique, puis nous ferons une incursion dans l’Ancien et le Nouveau Testaments pour relever de quoi alimenter et conforter notre foi dans la confiance en Dieu.

Dans une deuxième partie nous verrons certains textes glanés ici ou là traitant de la confiance non seulement dans le Seigneur mais aussi envers la société, ceux qui nous entourent et envers nous-mêmes.

Dans une troisième et dernière partie nous soulignerons par quelques exemples comment la confiance est inhérente à la vie des saints et nous nous intéresserons tout particulièrement à la petite Thérèse, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus archétype du pauvre de cœur.

Prions Dieu pour que nous fassions nôtre, en vérité, cette oraison des Complies du jeudi :

« Seigneur, notre part d’héritage, donne-nous de ne chercher qu’en toi notre bonheur et d’attendre avec confiance, au-delà de la nuit de notre mort, la joie de vivre en ta présence. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen »