Les quatre évangélistes et leur représentation symbolique
 
 
 
 
 

Nous sommes habitués à « notre » église : nous la connaissons bien !

Est-ce si sûr ? Les vitraux, le tympan, les chapiteaux, le chœur, le retable s'il y en a un ? Et tout ce qui décore l'église : les tableaux, les statues, la chaire parfois... Bref, il peut arriver que des choses nous échappent.

En vacances nous devenons curieux, nous découvrons paysages et monuments. Visitant une belle église, nous admirons ce tableau ou ces sculptures... Mais qui est représenté ? Très souvent nous avons quatre personnages, et dans ce cas ce sont (peut-être) les quatre évangélistes, ou l'un d'entre eux. Facile à vérifier : dans beaucoup de cas, Matthieu est associé à « l'homme » ou à un ange, avec Marc figure le lion, pour Luc c'est le taureau, quant à Jean on trouve un aigle. Pourquoi ces représentations?

Aux premiers temps de l'Église, les chrétiens comparaient les quatre évangélistes au « quatre vivants » qui avec Ézéchiel, dans l'Apocalypse, portaient le « char de Dieu ». Ces « vivants » s'accompagnaient de sortes d'allégories, des figures ailées, un homme (ou un ange ?), un lion, un taureau, un aigle. Et justement, au début de son œuvre, Matthieu se préoccupe des ancêtres de Jésus : des hommes !   Marc, d'entrée, nous parle de Jean-Baptiste : nous pouvons penser au désert, au lion. Le taureau : pour Luc c'est l'animal des sacrifices, on pense au Temple dont parle Luc ! L'aigle convient très bien aux « envolées » de Jean dans le prologue.

Au V° siècle saint Jérôme propose d'adopter cette sorte d'identification un peu arbitraire entre la personne et l'animal. Cela nous permet aujourd'hui de mieux interpréter certaines scènes sur les murs des chapelles, églises ou cathédrales !

Remarquons de plus que dans l'iconographie chrétienne on trouve souvent les quatre évangélistes et les quatre symboles associés, réunis dans une même œuvre : on parle alors de tétramorphe.

En pénétrant dans votre église, ouvrez l'œil, il y a peut-être quelque chose à découvrir !

Extrait du Catho 47 n°61

Connaître le bulletin diocésain