Session du CMR au Foyer de Lacépède, les 18 et 19 octobre 2010
 
 
 
 
 

Durant ces deux jours, cet accueillant Foyer a ouvert ses portes à 50 participants venus du Lot-et-Garonne, bien sûr, mais aussi de la Dordogne, de la Gironde, et du Lot.

Le sujet de la session : “Les sciences au service de la vie” paraissait, au premier abord, très particulier. Mais était vraiment d’actualité compte tenu du projet parlementaire de réforme sur les lois de bioéthique. Et il est devenu accessible à tous grâce aux excellents apports du Père Jacques FAUCHER, prêtre et médecin, enseignant-chercheur en bioéthique, qui a animé la session de façon magistrale. D’autant que, durant tout ce temps, sont apparus son esprit de recherche scientifique, en même temps qu’une certaine liberté - très étudiée - vis à vis des rigidités de l’Eglise.

Dans le cadre du sujet proposé, six questions nous étaient posées :

1) Faut-il autoriser la gestation pour autrui ?

2) Étendre l’aide médicale à la procréation ?

3) Lever l’anonymat des dons de gamètes ?

4) Mieux encadrer l’accés aux tests génétiques ?

5) Autoriser la recherche sur les cellules souches ?

6) Étendre le diagnostic préimplantatoire ?

Pour chacune, était étudié ce qui se passait en France, mais aussi à l’étranger. Et, sous forme de controverse, les points de vue de différents partisans - ou détracteurs - de l’impact humain - et de société - dans chaque question.

Par exemple, la gestation pour autrui aboutit-elle à la commercialisation du corps des femmes ?.. ou permet-elle de répondre à une stérilité qui reste aujourd’hui sans solution, celle des femmes qui ne peuvent porter des enfants, le geste de la mère porteuse devenant un don, et non un abandon... ou un acte commercial ?..

Autre exemple : L’assitance médicale permettant la procréation en dehors du processus habituel, comme l’insémination artificielle ou la fécondation in vitro, réservée jusqu’à ce jour aux couples hétérosexuels en difficultés, doit-elle intervenir chez les couples homosexuels, et permettre ainsi la reconnaissance de l’homoparentalité ?.

Ainsi, pour chaque thème étudié, le Père Faucher, avec une compétence hors pair, nous amenait à nous poser bien des questions, certainement en dehors de nos esprits avant le début de cette journée.

Suivait un travail en carrefour ( un carrefour par question). Et tout l’après-midi était consacré à la mise en commun. Une opération très riche en questionnements... et apports. Et conduite de main de maître par le Père Faucher qui nous a sidérés par ses connaissances sur ces questions de bioéthiques et son art de nous présenter leur complexité... et de nous les expliquer.

Une certaine maturation, dans l’esprit de chacun, sera cependant nécessaire pour absorber vraiment ces questions de bioéthique et leur impact dans nos vies.

Le docteur Dona, responsable d’un service de soins palliatifs, nous apportait ensuite son témoignage. L’importance de ces soins en fin de vie n’échappait à personne.

Le mardi matin, avant la reprise, Le Père Bostyn, responsable des Foyers de Lacépède nous entretenait du rôle des Foyers de Charité, et Jacques Dasque, nous présentait les nouvelles orientations du C.M.R. Puis le Père Faucher intervenait de nouveau sur un sujet éclairant : “Ethique et Morale”. Avec l’interrogation : “La loi, l’Eglise, et moi.” A partir de l’Evangile de la femme adultère et de la généalogie de Jésus (selon Mathieu), textes où les personnes et les agissements tendent à interrogation, il nous expliquait que les vues de Dieu sont souvent impénétrables pour nos esprits humains. Ceci nous incitait à redoubler d’efforts pour amener nos esprits à interprêter en profondeur les problèmes posés actuellement par la science.

L’après-midi une célébration, dûment préparée, cloturait cette session... Et chacun se séparait... l’esprit rempli de notions nouvelles... et aussi des nombreux problèmes d’interprétation posés par “Les Sciences... au service de la Vie.”

Georges Boulin

 
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