« Un mot que nous pouvons rencontrer : la mystagogie » - « La pédagogie du mystère »
 
 
 
 
 

Le mot mystagogie remonte aux premiers temps de l'Église : « les adultes se convertissaient, ils étaient baptisés et entraient dans l'Église. » Venait alors pour eux, un temps de réflexion, de méditation, d'explication et de découverte, le temps de mystagogie ... Mais très vite, chez les chrétiens, ce sont les «enfants » qui sont baptisés : donc plus de catéchumène, plus de catéchuménat et plus de mystagogie !

Aujourd'hui, de nombreux adultes demandent le baptême. S'ensuit toute une préparation très sérieuse qui conduit (souvent après plus d'un an), aux sacrements de l'initiation chrétienne... Alors commence le temps de la mystagogie !

Le nouveau chrétien, le néophyte, découvre dans une sorte de catéchèse toute en douceur, le sens des gestes et des rites qu'il vient de vivre, et entre ainsi dans une meilleure compréhension du mystère du christianisme et de ce que devrait être la vie du chrétien...

Ainsi la mystagogie ne précède pas la réception des sacrements vécue chez chaque néophyte de façon personnelle ; elle ménage a posteriori, un temps de réflexion, de découverte, d'émerveillement quelquefois ! Cela dépend de la foi du nouveau baptisé, et sans doute aussi du charisme du « mystagologue » ( nouveau nom de l'accompagnateur), qui instaure une dynamique de cheminement dans la vérité, au rythme de son protégé, sans vouloir tout justifier, et regardant avec bienveillance ses progrès, lui qui est devenu son frère en Jésus-Christ.

Extrait du Catho 47 n° 58

Connaître le bulletin diocésain