Jean-Marie Vianney, le "Curé" de Dieu, le 6 avril 2010
 
 
 
 
 

M. Robert Pérez, économe diocésain, a donnée le mardi 6 avril 2010 à 20 h 30 au séminaire Jules Mascaron à Bon Encontre, une conférence sur Jean-Marie Vianney.

Présentation

Jean-Marie Vianney naît le 8 mai 1786 à Dardilly, banlieue de Lyon, dans une famille chrétienne fervente. Il est le quatrième d’une fratrie de six. Tout petit sa maman développe en lui la dévotion à Marie dont il dira qu’elle était sa plus vieille affection.

Pendant la tourmente révolutionnaire, clandestinement il fait sa première confession à onze ans et sa première communion à treize ans. En 1805, il a dix-neuf ans, il se rend à Écully pour se préparer au sacerdoce, chez le curé de la paroisse, l’abbé Balley qui lui donne des cours. Longue route qui le voit aller en pèlerinage en 1806 à la Louvesc pour demander de l’aide à saint François Régis pour ses cours de latin, être confirmé en 1807, aller se terrer au village des Noës en 1809 car une suite d’événements l’ont empêché de suivre en Espagne le régiment où il a été incorporé, revenir à Écully en 1811, aller au séminaire Saint-Irénée de Lyon d’où il est expulsé toujours à cause du latin, puis finalement grâce à l’abbé Balley qui a complété ses cours de théologie, être ordonné prêtre le 13 août 1815.

Après avoir été nommé à Écully, jusqu’à la mort de l’abbé Balley à qui il doit tout, Jean-Marie est nommé curé à Ars, en février 1818.

Ars est un petit village de deux-cent-trente habitants, déchristianisé de fait. À la mort de Jean-Marie, quarante-et-un ans après, Ars était devenu un centre de pèlerinage accueillant quelque cent mille pèlerins chaque année. Jean-Marie avait transformé sa paroisse, qu’il avait consacrée à « Marie conçue sans pêché », par ses prières, ses mortifications, son catéchisme et ses confessions qu’il lui arriva de faire jusqu’à dix-huit heures par jour ! Et que de miracles, c’était devenu presque monnaie courante, Jean-Marie se refusant pourtant d’admettre y être pour quelque chose, renvoyant à l’intercession de sainte Philomène.

Outre ses qualités humaines d’attention et de compassion envers les plus pauvres, les jeunes et les pécheurs, son humilité, son humour très fin, sa confiance en Dieu dont même le démon, le grappin comme il l’appelait, ne put avoir raison, si Ars est devenu ce qu’elle est devenue, c’est que Jean-Marie Vianney avait fondé son action sur un double socle, deux blancheurs : l’Eucharistie et Marie.

Jean-Marie rend son âme à Dieu, sans agonie, en toute paix, le 4 août 1859. Saint-Pie X le béatifia le 8 janvier 1905 et Pie XI le canonisera le 31 mai 1925, le déclarant patron de tous les curés du monde le 23 avril 1929.

Benoît XVI a ouvert l’année sacerdotale le 19 juin 2009, cent cinquantième anniversaire de la mort de Jean-Marie Vianney, la mettant sous son égide et élargissant son patronage à tous les prêtres du monde.