François d'Assise, le "Petit Pauvre" de Dieu, le 15 octobre 2009
 
 
 
 
 

Conférence donnée par M. Perez à 20 h 30 le jeudi 15 octobre au Séminaire Jules Mascaron à Bon Encontre.

Présentation

François d'Assise naît en septembre 1182 de Pietro Moriconi, dit Bernardone, le grand Bernard et de Dame Pica. C'est son père, riche drapier, très souvent en France, qui l'appelle Francesco, François, le Français.

François fait partie de la jeunesse dorée d'Assise. Joyeux fêtard, il rêve de devenir chevalier, mais le Seigneur lui parle et François comprend que sa vie est ailleurs. Il fait l'expérience de la pauvreté, il prend sur lui d'embrasser un lépreux et s'en trouve inondé de joie. En butte à son père il se sépare de lui jusqu'à lui rendre les vêtements qu'il porte.

En 1206, le Christ en Croix devant lequel il prie dans l'église Saint-Damien, lui dit « Va François et reconstruis ma maison, car elle est toute proche de s'écrouler. » François prend le message à la lettre, se fait maçon et restaure des églises. En 1209, la lecture, au cours d'une messe, de l'évangile (Mt10, 5-16) demandant aux apôtres d'aller prêcher sans rien prendre, ni deux tuniques, ni sandales, ni bâton, lui fait comprendre ce que le Seigneur attend de lui. Ses premiers disciples viennent à lui. Cette même année il écrit une Règle, fondée sur l'Évangile et insistant sur la pauvreté. Il se rend à Rome et Innocent III l'approuve oralement. L'Ordre des Frères Mineurs est né.

L'Ordre s'étoffe. De nouveaux disciples arrivent. Avec Claire, François fonde le Second Ordre franciscain, celui des Pauvres Dames, devenues les Clarisses, puis le Tiers-Ordre, séculier, Troisième Ordre franciscain.

François, homme de paix, à l'humilité radieuse, commence sa vie de prédicateur. En quelques années ses disciples se comptent par milliers : Le Concile de Latran (1215-1216) autorise son Ordre dont la Règle définitive est approuvée par Honorius III en 1223.

François se rend en Égypte et en Terre Sainte, il a une vocation missionnaire pour lui et pour son Ordre qui connaît ses premiers martyrs.

Un tel apostolat ne peut laisser indifférent le démon et François sera soumis à de terribles tentations dont il triomphera avec la grâce du Seigneur.

Les dernières années de sa vie sont marquées par des événements tout à fait exceptionnels : charmant comme la création de la première crèche, poétique avec l'écriture du Cantique des Créatures ou de Frère Soleil, mystique avec la réception des stigmates sur le mont Alverne.

Il nous faut citer les Fioretti, les petites fleurs, qui quoiqu'écrites près de deux cents ans après sa mort, rapportent sur François les anecdotes les plus savoureuses et les plus franciscaines qui soient.

Signalons pour finir que le radicalisme du message sur la Pauvreté totale, va créer, et pendant longtemps, des incompréhensions et même des dissensions parmi les disciples. Le temps fera son œuvre et l'harmonie finira par régner.

Le meilleur jugement porté sur François est vraisemblablement celui de Benoît XV qui écrivit que François « est du Christ la plus parfaite image qui fût jamais ».

Nu, couché sur le sol de la Portioncule, ne s'étant défait à aucun moment de la joie qui l'habite, François rejoint son Créateur le 3 octobre 1226. Deux ans après, Grégoire IX, qui fut son ami le cardinal Hugolin, le canonisera.