Lecture de la lettre de Jésus aux agenais par les 6ème du doyenné de l'Agenais, décembre 2008
 
 
 
 
 

Frères bien-aimés,

Le 6 décembre, je me suis promené dans les rues de la ville. Le temps était doux pour la saison. Les gens avaient l'air pressé. Ils étaient chargés de cadeaux. Les vitrines des magasins étaient magnifiquement décorées, elles brillaient de mille feux. Des guirlandes lumineuses et scintillantes éclairaient la nuit ! Il y avait sûrement une grande fête à l'horizon.

Et si c'était mon anniversaire qu'on préparait ! Comme vous le savait, je suis né le 25 décembre.

Je me suis renseigné auprès des promeneurs, c'était bien de cela qu'il s'agissait, j'étais si heureux qu'au moins une fois par an, on pense à moi !

Je suis entré dans un magasin tout décoré ; on y trouvait même des crèches qui rappellent ma naissance. Vous ne pouvez pas imaginer ma joie : ça allait être une superbe fête !

Le jour tant attendu étant enfin arrivé, j'ai suivi une grande foule et je suis entré avec elle dans une salle pleine de lumières, de décorations... La table était dressée ; il y avait de la musique et même un DJ qui assurait l'animation ! Tout le monde s'amusait bien ; on chantait, on dansait, on mangeait ! Je me suis assis à l'écart et j'ai regardé.

Au bout d'un moment, un gros bonhomme habillé de rouge, avec une longue barbe blanche est arrivé ; il portait un sac rempli de cadeaux ! Il riait très fort comme si c'était sa fête. Il a offert des cadeaux à tout le monde sauf à moi ! J'étais très déçu car je me suis rendu compte que l'on m'avait oublié. C'était une fête en mon honneur et je n'étais même pas invité !!!

Pourtant moi aussi j'avais des cadeaux à offrir : Amour, Joie, Paix, Fraternité... Mais de mes cadeaux, personne n'en a voulu.

A minuit, tout le monde s'est embrassé. J'ai ouvert mes bras croyant que quelqu'un allait venir vers moi, que je pourrais le serrer fort contre mon cœur ! Mais encore une fois, je me suis retrouvé seul !

Je suis sorti, très triste. J'avais envie de pleurer. A ce moment là, j'ai aperçu des gens marcher dans le froid, emmitouflés dans leur manteau. Je me suis mêlé à eux et je les ai suivis. Nous sommes arrivés à l'église du village. Elle était toute illuminée, des cantiques joyeux montaient dans la nuit. Tout était si paisible ; ça m'a réchauffé le cœur, même si je me suis vite rendu compte que de nombreux bancs restaient vides. Pourtant, l'heure de la messe avait bien été avancée pour permettre à tous de célébrer Noël en famille !

Finalement, je me suis consolé en promenant mon regard sur ces quelques personnes qui se souviennent encore de moi, qui n'hésitent pas à venir me rencontrer dans ce sacrement où je me donne pleinement : l'Eucharistie !

Tout reste encore possible !

En espérant vous retrouver cette année lors de la célébration de Noël !

Votre Jésus qui vous aime.