Relations avec le Judaïsme, le 15 septembre 2015
 
 
 
 
 

Le Dimanche d'Éveil au Judaïsme a pour objectif de rappeler aux baptisés que leur foi, les sacrements, le Nouveau Testament... s'enracinent dans le Judaïsme ; celui-ci vit, non seulement des Écritures, mais aussi d'une longue Tradition Orale. Les fêtes juives d'automne nous donnent l'occasion de cet « Éveil au Judaïsme », pour la 23ème année consécutive.

Le Dimanche d’Éveil au Judaïsme a un double objectif :

pour les communautés chrétiennes et chacun de leurs membres, il rappelle que « le Nouveau Testament » reconnaît l’autorité de l’Ancien Testament comme révélation divine et ne peut se comprendre sans sa relation étroite avec lui et les traditions juives (Le Peuple juif et ses saintes écritures dans la Bible chrétienne, p.16, Commission Biblique Pontificale - Le Cerf 2001). Qu’en est-il dans la catéchèse, les homélies, les formations, etc… ?

pour les communautés juives et leurs membres, c’est l’occasion de recevoir les vœux du Nouvel An (Roch Hachanah) de la part de leurs amis, ou futurs amis, chrétiens. Cette année plus particulièrement encore, alors que les communautés et familles juives sont très inquiètes face au regain d’actes et de manifestations à caractère antisémite, un simple geste d’amitié par l’envoi d’une carte de vœux à un voisin, un collègue, un ami, un parent, sera reçu comme un signe de réconfort et d’espérance. Ces cartes et affiches sont à demander dans les paroisses

Cette année plus particulièrement encore.

Parce qu’à l’automne 2015 nous fêterons le 50ème anniversaire de la Déclaration Conciliaire Nostra aetate qui dans son n° 4 a scellé le changement de regard de l’Église catholique envers les juifs et le judaïsme, à nous de le rendre vivant aujourd’hui.

Parce que les communautés et familles juives sont actuellement très inquiètes pour leurs enfants face au regain d’actes et de manifestations à caractère antisémite, alors un simple geste d’amitié par l’envoi d’une carte de vœux à un voisin, un collègue, un ami, un parent, sera reçu comme un signe de réconfort et d’espérance.

Quelles que soient les péripéties internationales, notre foi chrétienne ne peut se couper de sa source juive. Quant à notre amitié, ne devons-nous pas l’exprimer à tous ?

____________________________________________

Prière universelle

En cette période des fêtes juives d’automne prions pour nos frères aînés dans la foi.
Pour qu’ensemble, juifs et chrétiens, nous prenions davantage conscience de notre patrimoine spirituel commun. Pour que nous sachions le faire fructifier, au service de la paix, pour tous nos frères en humanité, prions le Seigneur.

____________________________________________

Explication de la carte (image ci-dessus) : la fête de Roch Hachama

La fête de Roch Hachana, littéralement « tête de l’année », est la fête du Nouvel An ; elle dure deux jours et marque le commencement de l’année religieuse.

On se souhaite une « bonne année » (chana tova), douce comme la pomme trempée dans le miel. Et l’on mange volontiers des aliments pleins de douceur.

Mais cette fête, anniversaire de la création du monde et de l’homme, est aussi une fête austère : elle rappelle à l’homme son statut de créature soumise au jugement de Dieu qui l’inscrira ou non dans le « livre de vie ». C’est pourquoi on se souhaite, en ces premiers jours de l’année, une bonne « inscription ».

La sonnerie du chofar, corne de bélier, exprime bien la gravité de cette fête, tout en invitant l’homme à sortir de sa torpeur. C’est le temps du bilan et de l’examen de conscience pour l’année écoulée.

Roch Hachana ouvre une période de dix jours, les « dix jours austères » qui conduit jusqu’à Yom Kippour, le jour du Grand Pardon. Pendant des dix jours, chacun est invité à faire « techouva » c’est-à-dire un retour vers le frère, vers Dieu et vers soi-même.

Le tableau abstrait choisi pour illustrer l’affiche et la carte de vœux peut suggérer le chemin de conversion qui s’ouvre devant l’homme en ce premier jour de l’année.

__________________________________________

Sens de chacune des fêtes d’automne

Nouvel An Juif (Roch Hachanah) 14 - 15 septembre 2015 : littéralement « tête de l’année », cette fête commémore la création de l’homme par Dieu pour être son partenaire, responsable de l’achèvement de la création. Elle ouvre un temps d’examen de sa vie sous tous ses aspects, pendant l’année écoulée, invitant à une conversion. Elle est marquée par la sonnerie du Chofar (corne de bélier)

Grand Pardon (Yom Kippour) 23 septembre 2015 : c’est le jour le plus saint et le plus solennel du calendrier juif caractérisé par 25 heures de jeûne et de prières et scandé par cinq offices à la synagogue. Ce jour permet à l’homme d’obtenir le pardon de ses péchés contre Dieu, le pardon de ses péchés contre son prochain ayant été demandé auparavant aux frères offensés.

Fête des Cabanes ou fête des Tentes (Soukkot) du 28 septembre au 4 octobre 2015 : le loulav symbolise l’unité du peuple juif.
Le cédrat au parfum agréable et fruit excellent symbolise le juif qui connaît la Tora et pratique les commandements ;
Le palmier qui possède des fruits délicieux, mais ne dégage aucun parfum : celui qui pratique les commandements sans connaître la Tora ;
Le myrte qui est parfumé, mais dépourvu de fruits : celui qui connaît la Tora, mais néglige les commandements ;
Le saule qui n’a ni parfum, ni fruit : celui qui ne connaît rien à la Tora et ne pratique pas les commandements.
Tout comme le bouquet ne forme qu’un, la communauté est invitée à s’unir et prendre conscience de la responsabilité qui relie les uns aux autres.
(Faut-il voir un écho dans la parabole du semeur et ses quatre terrains qui accueillent la Parole... ? cf Mt. 13)

La Joie de la Torah (Simhat Torah) 6 octobre 2015 : une journée de joie où, les rouleaux de la Torah sont sortis de l’Arche Sainte, les fidèles les portant à tour de rôle dans leurs bras en dansant et en chantant.
Ce jour là, on achève la lecture du dernier livre de la Torah, le Deutéronome, et on recommence la lecture du premier livre, la Genèse.

Cette double initiative est organisée conjointement par le Service national pour les Relations avec le Judaïsme et la Commission Chrétiens et Juifs de la Fédération Protestante de France.

En savoir plus sur l’œcuménisme dans le diocèse