Le Synode à l'écoute de la diversité des drames humains, le 7 octobre 2014
 
 
Le Synode sur la Famille s'est poursuivi mardi au Vatican, avec des témoignages très denses qui ont montré la diversité et la complexité des situations auxquelles l'Église fait face à travers le monde. Dix-sept cardinaux et évêques venus du monde entier sont intervenus hier soir dans la salle du Synode au Vatican, en présence du Pape François.
 
 
 
Ils sont arrivés des quatre coins du monde, chacun avec son bagage d’attentes et de préoccupations. Syrie, Ukraine, RDC, Salvador, Rwanda… les souffrances du monde et leur impact sur les familles se sont invitées hier soir dans la salle du Synode. Dans plusieurs pays, les familles sont agressées par des conflits interminables, les exodes massifs, la criminalité, la violence, la pauvreté, les flux migratoires, la mauvaise gouvernance. Elles sont agressées aussi par la dictature de la pensée unique qui se répand dans les pays du Sud. D’où l’indignation d’un évêque africain qui a dénoncé en termes durs l’imposition de la pensée du plus fort aux peuples d’Afrique, de la part de nations décadentes : la contraception liée à des aides matérielles, la théorie du genre, le mariage entre personnes de même sexe, incompatibles avec la culture africaine.

Mais au-delà de la diversité des situations concrètes, une conviction semble dépasser les frontières, à savoir que la crise de la famille est avant tout une crise de la foi. Reste à trouver le remède. Pour les uns, l’Église ne peut pas brader ni édulcorer le message exigeant de l’Evangile, d’autant que les jeunes ont surtout besoin qu’on les aide à faire des choix courageux. D’autres mettent en garde contre la tentation d’idéaliser le bon vieux temps et de proposer un modèle figé dans le passé. D’autres encore proposent la spiritualité thérapeutique des Églises orientales. En fin de journée, quand les langues se délient encore un peu plus, la richesse des débats révèle toute l’ampleur et la complexité de l’enjeu.